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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

servaient egalement de pierres et d’emaux; mais, encore une fois, cen’est pas la de la marqueterie. De meme qu’on imite les bois indigenesou exotiques naturellement colores, on ne se fait pas faute d’employerdes imitations plus ou moins heureuses d’ivoire, d’ecaille et de nacre,etl’onteint aussi bien que le bois l’ivoire, l’os et la corne. Ges diversesmanipulations, qui ne sont pas exclusives ä la marqueterie, ferontl’objet d’un chapitre a part.

PREPARATION DES PIECES. — DECOUPAGE. — Toutes ces Substan-ces, quelles qu’elles soient, sont livrees au marqueteur en lamesminces; le bois est d’abord debite en placage, a l’aide d’une machine acouteau ou a scie circulaire ; mais c’est läune industrie toute speciale,dont notre artiste n’a pas ä s’occuper plus que nous. Celui-ci ayanttrace sur le papier les contours que doivent avoir les feuilles de bois,d’ivoire ou autres pour l’objet qu’il se propose, il colle sur ces feuillesces especes de patrons, et decoupe sa plaque au moyen d’une scie tresfine, faite d’un ressort de montre, qu’il promene tout autour du patron.Pour les modeles courants a decouper dans le placage de bois, on atoutefois des emporte-piece qui simplifient beaucoup cette partie de labesogne; les lames metalliques et de substances animales exigentseules l’emploi de la scie, que le placage supporterait difficilement; ondecoupe donc celui-ci au burin, le patron colle dessus comme nousnous l’avons dit, quand l’emporte-piece ne peut faire son offiee.

OMBRAGE, GRAVÜRE ET TEINTURE. — Ge n’est pas tout que dedecouper des bois de couleurs diverses, mais uniformes, il faut pou-voir les nuancer, pour donner, pamexemple, aux fleurs dont cesdecoupages offrent le dessin l’apparence de la nature, autant qu’il estpossible, par des degradations menagees avec precaution dans lanuance des petales. On obtient ce resultat en plongeant dans du sablontres fin, chauffe ä feu vif dans une casserole de fer battu, l’extremitede ces petales; on les y maintient jusqu’a ce que le bois soit brunisuffisamment, puis on les y enfonce un peu plus avant pour produiresur les parties au dela une nuance un peu moins foncee, ayant soinde ne point hasarder les parties qui doivent rester claires. Bien entendu,il faut s’assurer au prealable que le sablon n’est pas trop cbaud, et nebrülera pas la piece qu’on va lui confier; ce qu’on fait au moyen d’unpyroscope de placage plonge d’abord dans ce sablon, en eclaireur.

On peut ombrer egalement a l’eau de chaux, a l’acide nitrique etä l’acide sulfurique, qu’on etend au moyen d’une barbe de plume sur