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Tome premier.
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LE BOIS

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sier. Gette teinture, tirant sur le violet fonce, imite assez exactementle fond du bois de palissandre; restent les veines noires a ajouter. On sesert pour cela d’un pinceau — ou plutöt d’une brosse plate, a mechesfines sensiblement ecartees, trempee dans une solution de couperoseverte ou d’encre ordinaire a ecrire et que l’on promene sur la pieceteinte en suivant le fil du bois, tachant d’imiter les veines saillanteset les ronces du palissandre. Les imitations obtenues par ce moyensont assez grossieres; mais avec une simple barbe de plume ou memed’un bout d’allumette, au lieu du pinceau (et un peu de goüt de lapartdu palissandreur), on obtient des resultats etonnants. — G’est un peuplus long, sans doute, mais quelle difference !

Noyer noir. — Dans le temps, pour colorer l’aubier du noyer dela meme teinte que le coeur, ou pour donner au noyer blanc, a Faune,au peuplier, au hetre, dont on fait des meubles communs, l’apparencedu noyer noir, on employait la decoction de brou de noix; on a rem-place cette teinture primitive, mais excellente, par une composition quin’a d’autre avantage sur la precedente que de pouvoir etre prepareesur l’heure et dans tous les temps. Gette teinture consiste en deuxparties de terre de Cologne et une partie de potasse d’Amerique bouil-lies dans douze parties d’eau (en poids) jusqu’a reduction a peu presdemoitie. On laisse refroidir et on applique au tampon de linge ouau pinceau, suivant le cas.

Une solution d’hypermanganate de potasse, ou cameUon mineral,donne une teinture brune remplissant egalement bien le meme objet.

Les bois teints d’apres les procedes ci-dessus ne sont d’aucunusage en marqueterie, qui ne se sert que de placages; nous allonsdonc nous occuper maintenant de la teinture des placages.

TEINTURE DES BOIS DE PLACAGE. — PROCEDES ALLEMANDS. — La

grosse affaire, en marqueterie, c’est d’obtenir des bois teints d’unemaniere durable, offrant une gamme de couleurs aussi complete quepossible. Aussi, lorsque, apres la guerre de 1870-1871, les Allemands,quitiraient de France auparavant leurs bois de marqueterie, en furentreduits ä leurs propres ressources, ils se trouverent d’abord fort em-peches. Ils chercherent ä produire eux-memes ce qu’ils ne pouvaientplus nous demander; mais leurs premieres tentatives leur donnerentseulement des bois teints ä la surface, et il leur fallut de la perseverancepour arriver a leurs fins. Nous dirons sous quelle forme ils y parvin-rent; car le fait nous parait instructif. Yoici donc comment procedentnos heureux voisins de l’Est :

A. Bitard. — Arts et Mi5t. — EId. J. Rouff.

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