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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
supprimer les approvisionnements de matieres premieres et d’utiliserles bois sans avoir ä attendre pendant des mois que l’influence del’atmosphere ait produit tout son effet.
CONSERVATION DES BOIS. — On conserve les bois en les injectantou les impregnant de diverses substances chimiques, notamment degoudron de houille. Les procedes sont nombreux, et aucun n’est sansdoute entierement satisfaisant, puisqu’on en cherche toujours de nou-veaux. Au mois d’octobre 1882, une Commission de la Societe desingenieurs civils americains faisait un rapport sur trente-deux nou-veaux procedes chimiques differents de Conservation des bois, tousbons. — On comprend que nous ne puissions entreprendre ici la des-cription de tant de procedes.
BOIS DURCI. — On entendait jadis par durcissement du bois unprocede dont l’application avait, en effet, pour resultat de durcir lesbois qui y etaient soumis. Ainsi, le noyer plonge dans la fosse ä purinpendant plusieurs semaines, maintenu au fond par des pierres pesan-tes, acquiert, avec une couleur plus foncee qui a toutes les apparencesde la nature, une durete plus considerable; un bois travaille passe ai’huile de lin, puis expose ä l’air aussi longtemps que possible, enrecommencant l’operation une fois ou deux a de longs intervalles,presente une surface plus dure, ungrain plus serre, plus lisse et mieuxdispose a recevoir un beau poli. Mais le bois durci imagine parM. Latry n’a aucun rapport avec ces procedes elementaires. Nousavons vu durcir le bois par le moulage au moyen d’une forte pressiona haute temperature, sous pretexte de sculpture; il y a bien quelquerapprochement entre les deux procedes, mais ce n’est pas cela encore.
La substance connue dans l’industrie sous le nom de bois durcise compose de sciure de bois dur broyee et finement tamisee, melan-gee de 15 a 20 pour 100, en poids, de sang; c’est deja dire que sa pre-paration n’est guere possible que dans les grands centres, oüily a desabattoirs frequentes par de nombreuses victimes. Le melange dessechepartiellement ä la chaleur, on en remplit des moules en bronze ou enfonte, et l’on porte ä la presse hydraulique. La pression s’opere gra-duellement pendant une duree d’une demi-heure ä trois quarts d’heure,la temperature s’elevant en meme temps jusqu’ä 200 degres. Lesmoules sont alors refroidis, les objets en sont retires, pares; et l’on ade tres beaux echantillons d’ebene sculpte dont rien ne saurait trahirTorigine a quiconque n’est pas au fait, et d’une homogeneite teile, que la