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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
possede des reflets nacres qui ajoutent a l’effet des cristallisations dela pate et pourraient tromper un observateur superficiel. On laissesecher cette liqueur uniformement repandue sur l’objet, et l’on etendensuite une couche de colle forte bien claire et transparente sur letout.
LES OS. — Les os sont d’abord degraisses et blanchis. On faitdans ce .but une solution, dans l’eau, de carbonate de soude ou depotasse et de chaux vive et on y laisse tremper plus ou moins long-temps, suivant leur etat, les os ä nettoyer; puis on les fait bouillirdans cette solution jusqu’ä ce que le but soit atteint.
L’os est une substance crayeuse, dure, cassante et par consequentd’un travail plus difficile et plus aventureux que l’ivoire. II est plusblanc quelquefois, mais il s’altere a l’air et se pique souvent de pointsnoirs. Les gros os, debites a la scie dans leur longueur, sont faconnesen plaques egalement a la scie, dont les traits sont ensuite aplanis aumoyen de la räpe et du racloir; ou bien prepares ä la räpe,,en petitsbätons a peu pres cylindriques, pour etre faconnes sur le tour. Lespetits sont travailles tels quels, en mettant a profit comme on peut letrou de l’interieur oü fut la moelle : on en confectionne donc princi-palement des anneaux, et meme des etuis, des pommes de canne, desmanches d’outils ou autres, en prenant soin de boucher les trous avecquelque autre substance dure, assemblee generalement ä vis. Lesplaques, enfin, trouvent leur emploi dans la marqueterie.
L’os est teint et blanchi par les meines procedes que l’ivoire.
LA BALEINE. — II s’agit ici des fanons, qui tiennent la place desdents dans la mächoire de ce geant bonasse qui a nom baieine; on saitcela. Ges fanons, dont la substance a beaucoup d’analogie avec cellede la corne, ont quelquefois jusqu’ä 0 m ,10 de largeur sur 3 ä 4 metresde longueur. On les ramollit par l’ebullition, puis on les debite longi-tudinalement, suivant l’objet auquel onles destine : baleines de corsets,montures de parapluies, etc.
Dans la marqueterie, la baieine figure tres avantageusement sousla forme de filets noirs d’une finesse et d’une elasticite qui, lorsqu’ils’agit de les appliquer ä l’ornement d’une piece tournee de faiblediametre, par exemple, est absolument incomparable.