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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS 1LLUSTRES.

billard, et je crois qu’on y a reussi; mais il est assez difficile de s’enassurer, car la chose se passe en Amerique .

BILLES DE BILLARD EN CELLULOID ET BONSILATE. — Au mois dejuin 1883, un journal americain, VAlbany Argus , nous annoncait lesucces d’une entreprise tres interessante au point de vue qui nousoccupe : la manufacture des billes de billard en celluloid et en bonsi-laie (substance dont nous ignorons la composition, mais qui pourraitbien avoir quelque lien de parente avec la precedente). L’etablisse-ment, unique au monde, qui s’occupe de cette fabrication speciales’est fonde tout recemment, avec une audace qu’on ne rencontre guereque chez les entrepreneurs yankees, ä Albany , capitale politique del’Etat de New-York; et il est deja, d’apres VArgus, qui y doit voirclair, en pleine voie de prosperite, produisant des quantites enormesde billes en celluloid, et des billes en bonsilate dans des proportionsplus modestes, attendu que la manipulation de cette derniere substancea exige la creation de machines entierement nouvelles, a peine enfonction au moment oü ces details nous parvenaient.

Yoici comment est traite le celluloid a la manufacture d’Albany :on l’y recoit en larges plaques blanches, qui sont decoupees en petitscubes d’environ 0 m ,025 a 0 m ,030 de diametre, places ensuite dans desmoules chauffes ä la vapeur, puis portes ä la presse hydraulique etsoumis ä une pression de 1,500 a 2,000 livres par pouce carre, sousTaction simultanee de la chaleur. On avait, dans le principe, employele celluloid en poudre, mais le resultat laissait a desirer, et l’on s’estdecide en faveur du procede actuel, qui donneun bon resultat. Sortiesdes moules, les futures billes de billard ont dejä pris une forme gros-sierement spherique. Elles sont alors travaillees sur le tourcomme desbilles d’ivoire, mais suivant un procede tres ingenieux, propre ä lamanufacture d’Albany et qui ne nous est malheureusement pas devoile.

Les billes en bonsilate se fabriquent par des procedes tout dif-ferents sous quelques rapports. La matiere est reduite en poudre avantd’etre mise dans les moules, et, apres avoir ete sommairement pres-sees en forme de spheres beaucoup plus grosses qu’elles ne doiventl’etre quand eiles seront achevees, les billes sont recouvertes de caout-chouc et d’une feuille d’etain par dessus, pour empecher que l’eau nepenetre jusqu’ä la matiere; et alors on les soumet a la pression del’eau, au moyen d’une machine construite expres, pression qui atteint3,000 ä 4,000 livres par pouce carre. L’eau en contact avec la bille,soigneusement emmitouflee, donne une pression egale partout et pro-