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Tome premier.
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L’AMBRE ET LE JAYET .

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» 7° Pour faire le vernis, on fond le copal dans un matras decuivre, sur un feu ardent, ä une temperature peu elevee ; ä 100 degres,l’eau contenue dans la resine forme une vapeur considerable ; liquefie,le copal conserve sa couleur jaune ;

» 8° L’ambre ne fond qu’ä une chaleur de 400 degres ; il devientnoir en repandant une odeur d’acide sulfhydrique tres manifeste, aupoint que les hommes qui surveillent l’operation sont obliges de s’eloi-gner pour respirer l’air frais ; si Ton y ajoute 33 pour 100 d’huile delin, il fond ä 150 degres ;

» 9° La densite de l’ambre est de 1,09 a 1,11; celle du copal de1,04, et celle de l’ambre artificiel de 1,05, mais un peu variable ;

» 10° L’ambre naturel donne, a la distillation, des aiguilles d’acidesuccinique ; les differents copals n’en donnent pas.

» Employe a faire des porte-cigares, l’ambre artificiel fond aussitötque le feu du cigare l’atteint. Le copal ne fond pas, mais se craquelleen plusieurs morceaux. L’ambre naturel resiste meme au fourneau dela pipe. »

LE COPAL. — Le copal, dont il est question dans cette nomencla-ture, est une resine fournie par le sumac aile (rhus copallinum ),denomme faux karabS par Lemery', a cause de sa grande ressem-blance avec l’ambre jaune, dit aussi karabä, comme on sait, et quinous vient du Mexique et des Etats-Unis du Sud. Cette resine ne peutentrer dans la fabrication des vernis au pinceau comme les vraiscopals.

11 y a encore le copal fossile ou copalite, resine brunatre ou jauneclair, dont les depots les plus abondants se trouvent dans les argilestertiaires de la colline de Highgate, pres de Londres — d’oü son nomvulgaire de rdsine de Highgate , — et qui, quoique fondant assez faci-lement, ne peut concourir ä la composition des vernis.

Le copal employe dans la fabrication des vernis f'ondrait, au con-traire, dans labouche, ou, du moins, s’y ramollirait sensiblement sansattendre 1’Intervention du feu.

La colophane n’est autre chose que le residu de la distillation dela terebenthine avec de l’eau, afln d’en extraire toute l’essence. Cettesubstance est trop connue pour que nous insistions sur ses proprieteset ses applications diverses.

LE JAIS. — Puisque nous avons, en passant, signale le jais commeun parent eloigne de l’ambre , nous ferons peut-etre aussi bien de

LlV. 46. A. Bitard.— Arts et M£t — Ed. J. Rouff et C ie . Liv. 46.