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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

corde solide sur laquelle glisse une bobine munie d’un crochet metal-lique, auquel est accrochee une autre corde mettant l’arc en commu-nication avec la pedale, apres avoir traverse la mortaise du banc.

LA PERCHE. — La perche est formee d’une branche de frene biendroite, d’un metre et demi de longueur ou a peu pres, dont le plusgros bout est solidement fixe au plafond; ä 0 m ,30 de cette base, eiles’appuie sur une traverse en bois suspendue a peu de distance du pla-fond par deux solides crampons en fer, ce qui permet d’en obliquerlegerement la direction dans l’etendue de cette traverse. A l’extremitelibre, plus mince, qui surplombe faxe du tour, est attachee la cordede communication avec la pedale. Pour rendre la perche plus flexible,s’il est necessaire, il arrive souvent qu’on lä degage en dessous ä laplane; eile doit etre plus mince a son extremite libre qu’a celle fixeeau plafond : la nature I’a faite ainsi, sans doute, mais pas toujoursdans les proportions utiles, et, dans ce cas, force est de suppleer äl’insuffisance de la nature : chose aisee, d’ailleurs, comme on voit. Laperche, pour les gros ouvrages, est preferee a l’arc, parce que sonaction est plus egale et plus ferme.

Le tour a pointes ne rend guere de reels Services , pour le travaildu bois, que dans le faconnage des pieces cylindriques unies. Cen’estpas qu’on ne puisse executer des moulures, creuser des gorges etmeme percer au moyen de cet appareil, et nous conseillerions memeä un amateur debutant de s’exercer sur le tour a pointes d’abord, aveclacertitude qu’il y reussirait mieux et plus vite que sur le tour en l’air;mais, dans l’industrie, il faut joindre ä la perfection la rapidite d’exe-cution, et l’on n’obtient ni l’une ni l’autre avec le tour ä pointes, si Fona la moindre moulure a produire. Autrefois, on executait sur cettemachine toutes les pieces d’un metier a broder, d’un sechoir, d’unechaise de cuisine, d’un tabouret de cabaret, etc.; mais, depuis long-temps, le tour en Fair, que nous allons decrire tout a l’heure, 1’a sup-plante en ceci, et Fon ne trouve plus le tour a pointes que chez lestourneurs en chaises, qui ne sont portes ä ce choix que par une penseed’economie : on comprend, en effet, qu’un appareil de ce genre necomporte pas de grands frais de construction ni d’entretien (1).

Voyons maintenant de quelle maniere on le manoeuvre; car il n’apas seulement Favantage d’etre plus accessible, ä tous les points de

(1) Il est entendu qu’il ne s’agit ioi que du travail du bois. Le tour ä pointes est, au con-traire, fort employe dans les usines, partout oü le travail exige un mouvement alternatif au lieud’un mouvement continu.