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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
partie creuse du mandrin et y enfoncer une virole assez epaisse, enfer ou en cuivre, qui serrera et rapprochera dans lamesure du besoinles deux ou les quatre divisions du mandrin tracees a la scie, faisantainsi office de machoires pour saisir et maintenir fermement tout objetgrand ou petit, suivant la dimension du mandrin, dont on leur confierala garde, que cet objet doive etre maintenu par l’autre bout sur unepointe ou dans une lunette, ou qu’il doive tourner librement — enl’air.
LE MASTIG DE TOÜRNEUR. — Lorsqu’il s’agit de tourner un pla-teau circulaire dont le centre doit rester intact, il faut necessairementse servir d’un mandrin a surface plane, parfaitement dresse; maiscomment faire tenir la-dessus le plateau? — On y parvient avec lesecours d’un mastic special, appele mastic de tourneur.
Ge mastic, en depit de vingt recettes plus baroques les unes queles autres, se compose essentiellement de resine fondue avec du suifet du blanc d’Espagne; les proportions exactes sont assez difficiles äindiquer, a cause des differents usages auxquels ce mastic est appli-que : un peu trop de suif le rend mou, mais il suffit d’y ajouter unpeu de blanc d’Espagne pour corriger cette imperfection; l’exces deblanc d’Espagne , d’autre part, le rend cassant, defaut que corrigeune addition proportionnee de suif. L’experience est le guide le plussür dans cette affaire. On fait fondre la resine et le suif, on incorporeen agitant le blanc d’Espagne en poudre, et on jette le melange dansl’eau froide, d’oü on le retire presque aussitot pour le petrir longue-ment, et, enfin, le rouler en batons d’un facile usage; apres quoi, onle laisse refroidir completement dans l’eau.
Maintenant, notre mandrin a surface plane monte, nouS don-nons au tour un mouvement rapide, en presentant a la surface dumandrin le bout de notre'baton de mastic; la chaleur degagee par lefrottement fait fondre le mastic, et, en dirigeant bien l’operation, lemandrin en sera bientot entierement et uniformement barbouille.Alors, voici ce que nous ferons : prenant notre plateau ä deux mains,nous en presenterons la surface posterieure ä la surface anterieurebarbouillee du mandrin, en pressant ces deux surfaces l’une contrel’autre, tandis que le tour marchera ä une tres grande vitesse : lemastic, reporte a l’etat de fusion par la chaleur developpee, s’attacheraä la surface du plateau comme il a deja fait a celle du mandrin, etlorsque le frottement aura cesse, ne sachant en faveur de laquelle desdeux surfaces manifester sa preference, il les tiendra toutes deux