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Tome premier.
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PROCEDES DE TRAVAIL.

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c’est de fixer sur le calibre, aux points naturellement indiques, depetites pointes coupees et aiguisees a la lime, de longueur uniforme.Alors, on n’a plus qu’ä presenter au cylindre le champ herisse depointes du calibre, qui y trace d’un seul coup la limite de toutes lesmoulures a faire.

FORMATION DES MOULURES. — A present, c’est encore a la gougequ’il nous faut recourir, mais a une gouge plus petite, pour ereuserles gorges et pratiquer les degagements, en meme temps qu’onebauche les moulures en relief en arrondissant les angles laisses parces degagements.

Un ouvrier habile opere aisement tout l’ebauchage avec uneseule gouge; mais il faut ä l’apprenti autant de diametres differentsqu’il y a de gorges de differentes largeurs sur son modele, c’estplus sur : du reste, c’est un choix qu’il fera de lui-meme; on nepeut esperer qu’il contracte des la premiere tentative une sürete demain teile, qu’il puisse finir une gorge rien qu’avec l’angle du tran-chant d’une gouge trop large, comme font la plupart des bonsouvriers, habitues a des tours de force autrement delicats.

Apres les moulures ebauchees et les gorges parfaites, c’est le tourdu bedane, dont la mission est d’achever les moulures en faisant dis-paraitre toutes les asperites laissees par la gouge. Le bedane employedans cette occasion doit avoir environ un centimetre et demi de dia-metre; il est pose sur le support du cöte du biseau, fermement maintenu,le tranchant presente de bas en haut a la piece, le biseau s’y appuyant,et tourne a mesure, par un mouvement lent de la main droite, dechaque cöte de la moulure. Le tranchant du bedane et de tous lesoutils a travailler le bois, un bois qui n’est point d’une durete extra-ordinaire du moins, comme le ga’iac, doit trancher la matiere et nonpas la gratter comme les outils a un biseau employes pour l’ivoire etd’autres substances analogues; en ayant toujours presente ä la penseecette exigence du bois, il faudra bien qu’on en vienne a placer conve-nablement son outil, füt-ce au prix de quelques desastres. Le bedaneest peut-etre l’outil de tourneur en bois le plus difficile a conduire parune main inexperimentee, la moindre inattention, le plus petit accrocpeut avoir pour consequence la disparition instantanee d’une moulurequ’un rien eut suffi a rendre parfaite, et par suite la perte a peu prescomplete de la piece dont eile faisait partie; mais l’habitude familiarisevite avec le maniement de cet outil, dont on apprecie alors les Ser-vices, sans regretter qu’il ne puisse etre remplace : nous avons bien