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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
Le couvercle de l’etui perce, on s’occupe de l’autre partie. Gelle-ciune fois creusee, la portee destinee a s’enfoncer dans ie couvercle estdressee, si c’est en bois dur, au moyen d’un ciseau ä un biseau (maisil n’est guere possible de faire un etui autrement qu’en bois dur, sice n’est en ivoire, corne, noix de coco, etc.). On monte ensuite lecouvercle sur le corps de l’etui, de maniere ä faire un cylindre d’uneseule venue, auquel on acheve de donner la forme que l’on desire :car tous les etuis ne sont pas forcement des cylindres unis. II ne resteplus qu’ä polir ou vernir, suivant la matiere, et a detacher d’un coupde ciseau l’objet du mandrin.
X
TRAVAIL EN BOIS DE TRAVERSET ORNEMENTS RAPPORTES
En possession deja d’une assez jolie petite Collection de speci-mens d’ouvrages executes sur le tour, nous nous sommes borne.scependant, pour produire ces objets, a attaquer le bois dans le sensdu fil; meme pour executer une sphere, qui n’est a tout prendre qu’un•cylindre dont les angles extremes ont ete arrondis; meme pour Feviderinterieurement, l’outil n’a pas cesse d’etre dirige suivant le fil du bois,sauf l’outil a un seul biseau, employe exceptionnellement pour gratterquelques parties de bois debout. II est temps de parier d’une autremaniere de travailler :e bois, surtout de le monter sur le tour, qui offrequelques difficultes particulieres dont nous n’avons pas encore eul’occasion de rien dire, en un mot du travail en bois de travers, quiconsiste a couper le bois, ou a le gratter, suivant sa nature, en dirigeantle tranchant de l’outil en travers de ses fibres.
PATERES ET CHAMPIGNONS. — C’est ce qui a lieu lorsqu’il s’agitd’executer une patere ornee, un pied de flambeau, un cadre rond ouovale, la doucine ou toute autre moulure entourant un dessus de gue-ridon, ou de dresser le plateau, etc.; en un mot, lorsqu’on travaillele bois en planche.
Nous avons parle de pateres, mais il faut s’entendre : les paterescommunes, les vulgaires Champignons, soit pour portemanteau, soit