TRAVAIL EN BOIS DE TRAVERS.
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irregulier que les circonstances l’offriront, pourvu que Ia circonferencenecessaire y puisse etre tracee, le disque en sera ensuite extrait al’aide d’une scie a chantourner ou ä decouper. Monte sur le tourcomme nous l’avons dit, la gouge en dresse les parties de la surfacequi laisseraient ä desirer, puis le grain-d’orge intervient pour decoupernettement les bords du disque, que la scie n’a pu qu’ebaucher.
De ce plateau ainsi dresse, supposons qu’on veuille faire unepatere : les moulures en seront d’abord ebauchees a la gouge, puisles parties en relief finies au ciseau a un biseau, le grain-d’orge em-ploye pour couper les aretes vives ; la gouge pleine ä un biseau estsouvent necessaire pour finir les gorges. La face posterieure, unie etlegerement convexe, reclame egalement l’action du grain-d’orge. Pources sortes d’ouvrages, qu’on peut souvent executer sur la queue-de-cochon, le mandrin a mastic doit necessairement avoir une surface assezetroite; il doit, au contraire, presenter un diametre excessif pour unmandrin, lorsqu’il s’agit de tourner une piece tres large, comme undessus de gueridon. Dans ce cas, un plateau circulaire est d’abord fixesur un mandrin ordinaire, generalement au moyen de vis dont lestetes plates disparaissent dans'l’epaisseur du bois; et c’est sur ceplateau qu’est etendu le mastic et collee la piece a travailler. Quantaux procedes de travail, aucune necessite de les rappeier, je pense.
EXECUTION D'UN CADRE. — Pour faire un cadre, c’est laqueue-de-cochon qu’on met en requisition. On perce au centre d’un plateaucirculaire un petit trou de meche d’un diametre un peu plus petit quelabasedela queue-de-cochon, qui est une vis conique a filets aigus, etl’on monte, en forcant, ce plateau sur ladite vis. On dresse comme ila ete dit et la face qui s’ofire en ce moment aux morsures de l’outil etles bords; puis, au moyen d’un ciseau, on creuse la feuillure du cadre,destinee ä retenir la feuille de verre, et dont on indiquela limite d’unleger trait de grain-d’orge, en degageant un peu les abords vers lecentre. On retire alors le plateau du mandrin, et on le retourne, l’autreface en dehors, ayant recours au besoin a une queue-de-cochon plusgrosse. Lorsque la piecß est bien centree sur cette face, on execute lesmoulures, et l’on detache le cadre ä la hauteur voulue (non pas, toute-fois, avant de l’avoir poli ou verni), au moyen d’un trait de grain-d’orge.
On peut, naturellement, executer le meme ouvrage sur un man-drin a mastic ordinaire, enrichi d’une pointe metallique centrale;toute la difficulte reside dans la necessite du double collage sur mastic,