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LES AU TS ET METIERS IELUSTUES.
trempe dure et parfaitement polis, conditions indispensables pourqu’ils glissent bien sur le metal et ne le rayent point. — On se sert debrunissoirs de sanguine ou d’agate pour donner le poli.
LES MANDRINS, — Dans la pratique, la feuille mince et plane demetal est condamnee a recevoir plusieurs fagonnages successifs, oupasses, sur des mandrins gradues, avant de revetir sa forme definitive.Deux ou trois mandrins suffisent dans la plupart des cas. L’un pre-sente exterieurement la forme generale de l’objet ä executer, sansindication de moulures; un second succede a celui-Iä, se bornant äindiquer les reliefs; une troisieme passe est enfm donnee sur un man-drin presentant la forme definitive, et (fest sur ce mandrin que lapiece terminee regoit le poli.
Ces mandrins sont faits en bois plein, a grain dur et compact,bien sain et pouvant offrir une surface tres unie : la perfection durepousse depend, en effet, de l’observation rigoureuse de toutes cesconditions, tout le monde comprend cela; le buis est le bois prefere,quand il les remplit. On ne peut se servir de mandrins faits d’un seulmorceau que pour les pieces qui peuvent s’enlever aisement de dessusune fois terminees, comme un pied de flambeau; mais une gorge unpeu profonde suceedant a une baguette ronde suffit a retenir le man-drin dans la piece (s’il est d’un seul morceau) de maniere a ne pouvoirl’en retirer qu’en dechirant celle-ci. Pour ne pas etre force de retirerpar morceaux la piece achevee, on s’arrange pour que ce soit le man-drin qui en sorte de cette maniere. II suffit, apres qu’on a construitson mandrin, de le diviser en plusieurs sections, dont une disposee defacon a servir en quelque sorte de clef a tout l’edifice, c’est-ä-direqu’en la retirant toutes les autres pieces du mandrin s’ecroulentcomme un chateau de cartes, — ou du moins abandonnent la surfacerepoussee et puissent etre retirees aisement l’une apres l’autre.
Et voila comment on rend possible l’execution au repousse d’ou-vrages aux moulures compliquees, qu’ä premiere vue on jugeraitinexecutables par ce procede.
11 est, toutefois, certains cas oü l’ouvrier dedaigne l’emploi enapparence necessaire du mandrin brise ; celui que nous avons eitecomme exemple en est justement un. Pour faire au repousse une mou-lure de ce gerne, on se contente souvent d’un mandrin de troisiemepasse, d’un seul morceau, mais presentant ä l’endroit oü s'eleve lerelief genant, soit la baguette ebauchee ä la deuxieme passe, une partiede meme largeur, simolement cvlindrique, de l’enaisseur de la gorge