Band 
Tome premier.
Seite
519
JPEG-Download
 

PRINCIPAÜX BOIS D’EBENISTERIE.

519

Mais le eormier ne manque pas d’autres emplois. G’est le bois preferepour la construction des füts de varlopes, de rabots, etc.; on en faitdes vis de pressoir et autres, des engrenages, des batis de machines,des fuseaux, des mandrins de tour, etc.

Le bois de eormier, prenant beaucoup de retrait en sechant, nepeut etre employe que parfaitement sec, ä peine d’accident.

COURBARIL. — G’est un grand et bei arbre des regions tropicales,appartenant au genre hymenee ( Ugumineuses ). Son bois est rougeclair avec des veines plus foncees et meme noires, rappelant la dispo-sition des veines du palissandre, tres dur, d’un grain fin et compact,facilitant un beau poli; il est en consequence tres estime du tourneuret de l’ebeniste, tandis que, dans les pays producteurs, on l’emploie leplus souvent dans la charpente et surtout dans les constructionsnavales.

Get arbre produit l’espece de faux copal connue sous le nom derdsine animi occidenkale , dont l’application la plus importante setrouve dans la fabrication du vernis copal..

CYPRES, — Chef de tribu de la grande famille des coniferes, lecypres est de noblesse antique. — Son nom lui vient-il du berger favorid’Apollon, qui de Gyparisse.devint cypres; ou bien de l’ile de Gypre,ou Chypre , abondamment pourvue de ces arbres? Je ne saurais ledire. Le cypres, quoi qu’il en soit, symbolise le deuil, parce que lesanciens en plantaient autour de leurs tombeaux; mais, d’autre part,une coutume de la Grece beaucoup moins funebre voulait qu’onplantat, le jour de la naissance d’une fille, un certain nombre decypres dont le prix, quand eile serait en age d’etre mariee,. lui consti-tuerait une dot; en outre, on envoyait les poitrinaires respirer l’airpurifie par les emanations balsamiques repandues par ces arbres dansles lieux ou. ils croissaient en grand nombre.

Au Mexique croit l’espece dite ä l’encens, qui atteint des propor-tions colossales. C’est ä cette espece qu’appartient le cypres de Fer-nand Cortes, situe sur la route de La Vera-Cruz ä Mexico , dont le troncn’a pas moins de 36 metres de tour, et a Fombre duquel la traditionveut que Fernand Cortes ait ab rite son armee — c’est-ä-dire sa poi-gnee d’aventuriers — tout entiere. Ce cypres approcherait, d’apresles calculs les plus exacts, mais dont je ne voudrais repondre a aucunprix, de sa trois-mille-cinq-cent-vingtieme annee.

Le bois du cypres, comme tous les bois resineux d’ailleurs, pas-