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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
couverte d’une ecorce grisatre, epaisse et rugueuse, et dont l’exte-rieur justifie deja le surnom de cMne de l’Inde qu’on lui donne com-munement. On l’appelle quelquefois aussi bois puant; mais il est biendistance sous ce rapport(V. Sterculier). Le teck habite l’Asie meri-dionale. Des essais de naturalisation en Algerie , recemment tentes,paraissent donner de bons resultats.
Le bois de teck est blanc et leger, ce qui ne l’empeche pas d’etretres dur, solide, d’un grain fin et serre, presque inalterable, ä raisonde la substance gommo-resineuse dont il est impregne, ce qui le faitrechercher tant en Europe que dans le pays d’origine pour les con-structions navales; on l’emploie egalement dans la charpente et lamenuiserie, et, dans l’Inde , on en fait de tres beaux meubles sculptes,ainsi que des boiseries pour la decoration des temples et des statuesd’idoles colossaies. Les Chinois et les Malais en font des vases ä boire :l’eau contenue dans ces vases est d’abord amere, comme celle qu’onfait sejourner dans les vases de quassie amer; cette amertume dispa-rait bientöt, et l’eau n’en possede pas moins, assure-t-on, la proprieteprecieuse de faciliter la digestion. — Mais on prete au bois, auxfeuilles et aux fruits du teck tant de qualites et de defauts, qu’il nefaut pas trop s’y fier.
TERMINALIERS . — Des arbres et des arbrisseaux de la famille desmyrabalanees forment la tribu designee par cette denomination, dueä ce que leurs feuilles se rapprochent de l’extremite des rameaux. Onen compte de nombreuses especes, dont l’une, connue dans l’Inde etles Antilles sous le nom vulgaire de badamier, est un grand arbrepyramidal, fournissant le bois de canot avec lequel les indigenes con-struisent leurs pirogues. Le fruit donne une bonne teinture noire.
Une autre espece, le terminalier benjoin, outre une resineodorante analogue au benjoin et souvent donnee pour tel, fournit unbois tres estime dans la construction, la construction navale surtout,le charronnage et l’ebenisterie. L’ecorce est employee au tannage eta la teinture rouge des cuirs.
On eite encore le terminalier remis, qui croit dans l’Inde , äJava et en Chine , et qui donne aux Chinois un vernis precieux pourleurs laques. « Des fentes qui s’ouvrent naturellement sur son troncct que l’on y pratique aussi artificiellement, dit E. de Berneaud , ils’echappe un suc laiteux tres abondant, contenant un principe äcre,caustique, volatil, dont les emanations passent pour tres dangereuses.Ce suc, employe par les Chinois comme vernis, est brillant, se seche