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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
l’on recommenee le meme jeu sur l’autre face, oü le trusquin auraprealablement execute le meme trace que sur la premiere. Les deuxouvertures se rencontreront au centre, si le trace a ete bien fait et lebedane conduit d’une main ferme ; — en tout cas, le resultat sera pluspres de la perfection et moins difficile ä rectifier que les plus habilesingenieurs ne peuvent se piquer de l’obtenir dans le percement d’untunnel de chemin de fer au travers d’une montagne un peu epaisse ; letranchant du bedane, conduit avec precaution, a bientot raison deslegeres irregularites possibles dans l’execution d’une mortaise.
Mortaises äjour et mortaises ä mi-bois. — L’assemblage a mor-taise ä jour ne s’applique qu’aux ouvrages de menuiserie ; dans cecas, le tenon, enfonce a force, depasse de l’autrecöte d’un centimetreou deux, et l’arasement en est effectue a la scie; on le consolideensuite dans la mortaise au moyen de chevilles ou de clefs. Dans lesouvrages d’ebenisterie destines a recevoir le placage, la colle ne pre-nant pas sur le bois de bout, les tenons ne doivent point paraitre ; parconsequent, les mortaises ne sont pas creusees au dela des deux tiersde l’epaisseur du bois, et les tenons y sont fixes au moyen de colleforte, apres chauffage prealable. Les pieces en bois plein ne suppor-tent pas davantage, au reste, les bouts de tenon reparaissant del’autre cöte de la mortaise ni le Systeme de consolidation ä chevilles,parce que, en dehors du mauvais effet produit par ce Systeme, ces piecessont destinees a etre vernies, et que le vernis ne prend guere mieuxque la colle sur le bois de bout, — plus fonce, par surcroit, que lebois de fil.
Ce genre d’assemblage comporte des modifications assez variees,sur lesquelles il n’est pas utile que nous nous etendions. II y a desassemblages a double tenon et double mortaise, a tenon et mortaise aclef, a tenon et mortaise obliques, avec tenon renforce ou chaperonne,l’assemblage ä onglets a tenon, etc.; dans la fabrication des meublesde menuiserie ou d’ebenisterie, les assemblages que nous avons decritstrouvent seuls leur application.
ASSEMBLAGE A QUEUE-D’ARONDE. — Par l’assemblage a queue-d’aronde, on peut joindre des planches a angle droit pour former lescotes d’une boite, ou bien reunir bout ä bout une piece de bois a uneautre pour la prolonger, selon le besoin. Cet assemblage est formed’especes de tenons se developpant en queue d’oiseau (raison pourlaquelle nous leur avons donne le nom de queue-d’aronde, ou d’hiron-delle, tandis que les Anglais lui donnent celui de queue-de-colombe,