LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
$98
sur une surface plane. — Mais on peut egalement plaquer de tellessurfaces au moyen de cales construites ä cet effet et serrees entre despresses ä main ordinaires.
On emploie aussi avec avantage, pour le placage des surfaces-creuses et irregulieres, des sacs remplis de sable fin chauffe, qu’onapplique sur la moulure plaquee; on recouvre de cales et Fon presse,:la moulure s’imprime dans le sable du sac, qui remplit, par suite,jusqu’aux plus petites cavites de l’ouvrage, y poussant le placage avecune force elastique considerable, sous l’action des presses.
PLACAGE A LA SANGLE. — Pour le placage des surfaces cylindri-ques, rouleaux ou colonnes, le procede est tout different. Ges objetsont ete generalement faconnes sur le tour; c’est egalement sur le tourque s’effectue le placage, ou a defaut de tour, on les monte sur lesdeux pointes d’un appareil de construction fort sommaire decore dunom de machine ä plaquer. Monte sur Tun ou l’autre de ces appareils,de maniere ä tourner a la moindre sollicitation, notre colonne estenduite de colle, et l’on applique dessus la feuille de placage, du cöteinterieur de la courbure qu’on lui a donnee en mouillant sa faceopposee; — bien entendu, cette face interieure du placage n’est pasencollee, parce que l’encollage neutraliserait l’effet produit par lemouillage de l’autre face.
II faut etre plusieurs, deux ä tout le moins, pour mener a bienune teile Operation . Le cyliridre maintenu immobile, de maniere arendre visible une ligne au crayon tracee dans le sens de son axe pourservir de guide dans cette occasion, le bord de la feuille de placageest applique tout le long de cette ligne ; puis, un mouvement derotation lent est communique ä 1’appareil, et l’enroulement du placageautour du cylindre, dirige simplement a la main, avec une certainepression pour provoquer l’expulsion de la colle par l’autre bord, netarde pas ä s’ensuivre. Cette premiere Operation terminee et le pla-cage tenant en place, bien ou mal, on attache solidement a l’un desbouts du cylindre un ruban de fil large d’une couple de centimetreset soigneusement savonne, sur lequel on tire pour le maintenir bientendu sur son plat, tandis que la machine tourne avec une rapiditerelative, formant avec le ruban une spirale bien serree autour ducylindre. Le ruban fixe a l’autre extremite du rouleau comme il l’etaitä la premiere, on le recouvre par le meme moyen et dans le meinesens d’une spirale de sangle tres solide, confectionnee, d’ailleurs,expressement pour cette destinatiom On fixe tres solidement, cette