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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.

planchettes planes des fragments de liege ou de bois tendre offrantsur une de leurs faces la contre-partie du profil de ces moulures; ala rigueur, on pourrait, en modifiant de la meme maniere la formede la pierre ponce, s’en servir egalement pour le ponqage, quoique lapierre ponce en poudre soitplus ordinairement preferee pour cet objet.Quant aux surfaces irregulieres et aux moulures compliquees, forceest d’y conduire le papier de verre le mieux possible avec les doigtspour tout appareil, et la pierre ponce pulverisee, humectee d’huile delin et retenue par un chiffon ou un tampon de coton, en s’inspirant descirconstances.

POLISSAGE DES PIECES TOURNEES. — Les pieces tournees sontcelles qui offrent le moins de difficulte au polissage, le mouvementde rotation imprime au tour y aidant considerablement; aussi nese sert-on pour cet objet que de papier de verre de differentes grosseurset d’huile de lin. La perfection du poli etant beaucoup moins neces-saire, d’ailleurs, pour une piece tournee, grace al’ombre des moulures,que pour une surface plane — pour un pied de table, par exemple,que pour son plateau, — la pierre ponce pulverisee n’y joue d’autreröle que celui de remplir les pores du bois, lorsque ceux-ci bäillentdemesurement.

Pour cela, le « poncage » a l’huile termine, l’ouvrier prend unlinge neuf ou a peu pres, betend dans sa main droite (a moins qu’ilne soit gaucber), y depose de l’autre une petite quantite de poudrede pierre ponce sur laquelle il verse environ egale quantite de verniset d’huile de lin, de maniere a former une bouillie claire du melangede ces ingredients; apres quoi, son linge toujours bien tendu dans lalargeur de sa main et le tour en mouvement de toute la vitesse qu’ila pu lui donner, il applique ce cataplasme sur la piece defectueuse,ayant soin d’en bien mettre partout. Gette Sorte d’enduit seche rapi-dement, on donne par-dessus un bon coup de papier de verre fin, etvoila la piece aussi bien preparee a recevoir le vernis que jamais piecetournee ou non a pu l’etre.

On traite ainsi, generalement, les bois dits buvards, aux poreslaches ou grands ouverts, comme ceux du palissandre, du chene, dufrene, du sapin, etc., et qu’on n’arriverait jamais a remplir par lesmoyens usuels; bois iongtemps consideres comme impossibles avernir proprement et qui — le sapin meme — presentent maintenant,en sortant des mains du vernisseur, des surfaces aussi unies et bril-lantes qu’une glace.