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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
ment parce qu’il n’agit que sur une surface necessairement tres etroite,que le coton permet d’etendre. Mais cette perfection est principalementdue aussi a l’extreme legerete de main qu’exige le maniement du cotonpour cette Operation , et qui l’interdit ä beaucoup de gens que le pin-ceau n’effraye pas. En effet, si, par malheur, un fil de ouate s’attacheau vernis, c’est bientot un paquet qui s’y fixe, et le mal n’est pas facile-ment reparable; de plus, si l’on s’arrete pour y porter remede, l’opera-tion est a peu pres manquee, du moins on ne pourra plus y donner laperfection dont on se flattait.
Le tampon de coton est, en tout cas, prefere au pinceau pour lefinissage des objets de tour qui n’ont plus a etre manies apres cela,pour la face des montants et des pieds de chaise cambres; enfin lesplus habiles y ont egalement recours pour des surfaces planes d’unecertaine etendue, mais c’est la que les plus grandes difficultes sepresentent.
POLISSAGE DES MEUBLES CIRES . — Les meubles cires sont replaniscomme ceux destines ä etre vernis, puis polis au papier de verre, ä sec,de la meme maniere egalement. Dans les meubles massifs en chene,il n’est pas rare d’etre force d’employer d’abord la peau de chien pourabattre certaines asperites des moulures : une colonne törse, parexemple, ne se perd jamais dans la gorge de sa base ou de son chapi-teau avec assez de flou pour dispenser de l’emploi de la rape d’abord,de la^peau de chien ensuite, avant de songer au papier de verre d’unnumero tres gros, auquel de plus fin succedera. — II ne peut etre ques-tion, bien entendu, de poncage al’huile dans les operations depolissagequ’on fait subir ä ces sortes de meubles, car la cire ne prendra plusjamais sur une surface qui, une fois dans sa vie, aura ete graissee demaniere ou d’autre.
Quand le polissage, beaucoup moins soigne que pour les meublesvernis, est termine, on prepare i’encaustique dont le meuble devrad’abord etre barbouille.
Encaustique pour meubles. — Cette encaustique se compose decire jaune fondue dans l’essence de terebenthine et formant un melangepateux peu epais. On verse, par exemple, un litre d’essence de tere-benthine dans une casserole de fer, et l’on racle dedans 250 grammesde cire jaune; on place la casserole sur un feu doux de charbon deboiset on remue lentement pour activer la dissolution; puis on retire dufeu, continuant de remuer, pour operer le melange, jusqu’ä refroidis-sement complet. II faut eviter, dans la preparation de l’encaustique,