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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS 1LLUSTRES,

rents de Cumnock ne se contenterent pas d’en imiter la fabrication,et ils y introduisirent tant de perfectionnements que, au bout de pend’annees, pour une boite qui se fabriquait dans le Nord, le Sud enfabriquait au moins vingl... »

L’abondanee des demandes provoqua naturellement une grandeextension des ateliers; des eleves furent formes, et les eleves devin-rent maitres ä leur tour. En 1826, Gumnock comptait huit fabriquesdistinctes, produisant non seulement des tabatieres, il est vrai, maisencore toute sorte de boites de fantaisie, construites sur les meinesprincipes. Mais lorsqu’il etait seul fabricant, Crawford faisait payerle prix qu’il voulait les objets sortant de ses magasins, et Mac Cullochmentionne les prix de 65 fr. 50 pour une tabatiere ordinaire et de1,373 francs pour une boite ä ouvrage. Si Ton considere que, suivantnotre auteur, la matiere premiere employee ä ces ouvrages revenait ä« beaucoup moins d’un demi pour cent de la somme qu’elle rappor-tait » une fois manufacturee, on ne s’etonnera pas de la fortune rapidedes initiateurs — sinon de l’inventeur, l’inventeur n’ayant generale-ment aucune raison de faire fortune. •

« Tandis que l’art du menuisier, poursuit Mac Culloch, estdemeure stationnaire , celui du peintre a ete en se perfectionnanttoujours. Au moyen du pantograpbe, les gravures les plus grandessont reduites aux dimensions convenables, sans subir le plus legerdommage ; ainsi un fabricant de tabatieres, comme un tisserand, peutexecuter sur bois, d’apres les ordres qu’il recoit, des armoiries ou toutautre objet se rattachant a l’art de la peinture. Quelques peintres fontpreuve de beaucoup de talent et produisent parfois des dessins deboites qui meritent reellement d’etre conserves. » Les plus communsparmi les dessins executes au pantographe sont ceux des tartans desdivers clans ecossais ; mais il va sans dire que les tabatieres ecossaises ont profite des progres realises dans l’art de la decoration.

Des le temps de Mac Culloch, l’industrie des boites d’Ecosse s’etait etendue a un assez grand nombre de villes et de bourgs, notam-ment a Mauchline (Ayrshire), oü, dit-il, « il existe un atelier sietendu qu’on pourrait presque le comparer, pour l’importance, a unefilature de coton. »

Ouvrages de fantaisie. — On fait aussi en bois, et generalementpar des proeedes dignes des temps prehistoriques, des tabatieres dontla forme rappelle celle d’un brodequin, d’un sabot ou de quelque autreobjet usuel, mais oü nul ne s’aviserait, a moins d’etre averti, d’allerchercher une prise de tabac. Ces objets curieux, quoique la fabrica-