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Tome premier.
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OUVRAGES EN LAQUE.

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§ 2. - LAQUES DE LA CHINE ET Dü JAPON

ORIGINE DES LAQUES DE CHINE ET DU JAPON . — La resine employeedans la confection des laques de la Chine et du Japon n’a pas la memeorigine que notre gomme-laque; eile provient d’ineisions faites dansle tronc d’un arbre connu en Europe , mais qui, probablement, ne pos-sede toutes ses qualites qu’au Japon, en Chine , et aussi dans nospossessions de Cochinchine , car il n’y a que la qu’on le maltraite ainsidans ce but interesse. Cet arbre, c’est le sumac vernis (rhus vernici-fera ), appele communement vernis du Japon, mais qu’il faut bien segarder de confondre avec l’ailante glanduleux, pare non moins com-munement, mais ä tort, du meme nom. Le vrai vernis du Japon, quiest aussi cultive dans nos jardins, porte de petites fleurs bleues ; il estplus petit que l’ailante, dont les fleurs verdatres sentent decidementmauvais. — Les Chinois tirent toutefois d’un arbre different, le termi-nalier vernis, une resine qu’ils font servir au meme usage.

Longtemps on ignora en Europe la composition du vernis deslaques que nous envoyaient Chinois et Japonais et dont admirait l’e-clat et la finesse; — car on pensait que c’etait une composition, dontles compatriotes du soleil gardaient precieusement le secret. Des mis-sionnaires rectifierent cette erreur, en signalant l’arbre qui le produi-sait, la maniere dont on en operait l’extraction, et en en decrivant,en outre, la preparation et le mode d’emploi. Nous n’etions pas bienavances, apres tout, lorsque la creation s de notre etablissement deCochinchine nous fournit les moyens de completer ces renseignements,avec la matiere premiere, qui s’y trouve en abondance, pour le cas obnous serions disposes ä en tenter l’application.

RECOLTE ET APPLICATION. — TRAVAUX DES LAQUEURS. — Voiciune description succincte des diverses operations des laqueurs japo-nais, empruntee M me Judith Gautier .

« Le vernis dont on se sert est d’abord extremement corrosif etdemande ä etre employe avec les plus grandes precautions. C’est leproduit resineux d’un arbrisseau appele au Japon Ourousi-no-Ki, enChine l’arbre Tsi. On recueille cette resine liquide dans des gourdesdisposees au-dessous d’entailles que l’on fait aux arbres a diverseshauteurs; le precieuse liqueur decoule pendant la nuit, mais en sifaible quantite qu’un millier d’arbres en fournit a peine dix-huit avingt livres.