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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
« L’assortiment est de nature a satisfaire la coquetterie des indigenes,hommes et femmes, dit l’ecrivain deja eite (1). II consiste en braceletset en epingles de toutes dimensions et de figures assez variees : il y ades bracelets lourds et massifs, charges de dessins compliques dont leprix doit etre assez eleve; il y en a de plus modestes, simples tiges demetal arrondies, et dont le cercle n’est point ferme; d’autres, au con-traire, font un anneau plus que complet, puisque les extremites sedepassent mutuellement, eiles sont alors ornees d’une petite spirale.La grandeur de quelques-uns de ces ornements est teile qu’il n’y a pasä songer ä les placer au poignet freie d’une femme, mais bien a lamassive cheville d’un guerrier... » *
Mais ee n’est plus seulement ici la bijouterie qui parait, c’estaussi l’art du fondeur, celui du melange des alliages, l’art de forger,de marteier, de faconner le metal, l’orfevrerie en un mot; ear lesbronziers modernes que sont-ils, sinon des orfevres veritables — saufl’or? On appelle orfevrerie d’imitation celle dont la matiei’e n’est pasl’or ou l’argent; ä coup sür, on s’exprimerait mal en disant que cescreateurs faisaient de l’orfevrerie « d’imitation, » mais on s’exprimed’une maniere suffisamment correcte en disant qu’ils faisaient del’orfevrerie.
A L'AURORE DE L’HISTOIRE. — Du reste, on travailla de tres bonneheure les metaux precieux; car la Genese nous apprend, dans diverschapitres, d’abord que les Hebreux, a leur retour d’Egypte , etaientcharges de vases et de bijoux d’or et d’argent, et ensuite que les metauxprecieux etaient alors non seulement fagonnes en ornements person-nels, vases et objets divers, mais encore employes comme moyen detransaction commerciale. Il parait demontre qu’ä cette epoque (vers1900 avant Jesus-Christ) les Assyriens, les Egyptiens et meme lesHebreux etaient d’habiles orfevres et des bijoutiers de talent et defantaisie; car, outre les travaux des critiques et des commentateurs,les fouilles pratiquees dans les anciens tombeaux, en ces dernierstemps, ont confirme d’une maniere eclatante les assertions des livressaints. — Nous rappellerons les plus recentes seulement, les autresetant connues de tout le monde.
LE TRESOR DE CHYPRE . — De 1873 ä 1876, le general de Gesnola,qui avait dejä fait a diverses reprises des decouvertes de ce genre,