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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES

or et en argent artistement travailles. Si ces objets proviennent vrai-ment des ruines de Troie, ils ne peuvent remonter moins haut que lexvn e siede, qui est la date probable de la destruction de cette antiqueeite, ou du moins la plus generalement admise.

Les fouilles de Mycenes ont donne des resultats moins riches,mais egalement interessants; on y a trouve des diademes en or, desboutons, des coupes et des ornements divers d’un travail remarquable.Les tombeaux explores dans cette occasion (1876) avaient ete prece-demment fouilles pour la plupart, notamment celui d’un vieux monsieurdes temps heroiques que le docteur Schliemann reconnut sans hesiterpour le grand Agamemnon , et dans lequel,il n’a trouve, en effet, quequelques boutons de manchettes. On comprend qu’un cadavre de cetteimportance devait etre mieux pourvu, mais il avait recu des visiteursavant M. Schliemann,—parmi lesquels, peut-etre, Jacques Offenbach ,de desopilante memoire.

L’orfevrerie occupe une place d’honneur dans l’histoire de l’anti-quite, et presque a toutes les epoques. Darius abandonne aux mainsd’Alexandre une nombreuse vaisselle d’or et d’argent incrustee depierres preeieuses, sans parier des bijoux, comme plus tard Mithridate devait faire aux mains de Pompee. Les fouilles executees ä Herculanum et a Pompei ont fait decouvrir, outre des pieces d’orfevrerie travailleesavec le plus grand art, suivant les procedes encore en usage, des Col-liers , des bracelets, des bagues, des agrafes, des fibules et toute sortede bijoux faits de metaux precieux, de corail, d’ambre, etc., repousses,graves, sculptes, incrustes, nielles meme, quoique les nielles bienauthentiques eussent ete consideres jusqu’alors comme ne remontantguere au delä de l’epoque byzantine.

MO YEN AGE ET RENAISSANCE.— Le moyen age estparticulierementfavorable a l’orfevrerie d’eglise; les plus belles pieces d’orfevrerie decette epoque sont, en effet, des reliquaires, des calices, des ciboires,des chandeliers, des Grosses episcopales, des croix, des chasses, desretables. Les somptueux tresors des abbayes et des basiliques, dontquelques-uns sont parvenus jusqu’ä nous, s’entassent. Gela durepresque jusqu’a l’epoque de la Renaissance, quoique, des le commen-eement du xiv e siede, l’orfevrerie civile s’efforce de recouvrer sonancienne preponderance. Les orfevres et les emailleurs de Limoges ,celebres jadis, au temps de samt Eloi notamment, font merveille; maisl’engouement aidant, ce sont les orfevres flamands et surtout italiensqui ont la preference, et Francois I er attire et retient ä Paris pendant