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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

daire. G’est une piece de fer dont on pose l’extremite convexe etpoliesur la plaque de metal etendue sur un plomb et qu’on frappe parl’autre bout avec une masse pour imprimer dans cette plaque — et paroccasion dans Ie plomb — un creux de la forme et du profil de labouterolle, par exemple le cuilleron d’une cuiller. G’est encore la uneespece d’emboutissage, pour beaucoup de pieces. Du reste, la boute-rolle sert egalement ä imprimer dans une plaque metallique la cavitecorrespondante du de ä emboutir. II y a donc necessairement desbouterolles de differents calibres.

Le balancier a toutefois remplace la bouterolle a peupres partout,dans l’orfevrerie.

Le frajjpe-plaque remplit un role analogue ä celui de la boute-rolle. G’est une plaque de fer faconnee au profil que devra prendre lapiece en oeuvre et munie d’une poignee sur la tete de laquelle oncogne avec une masse.

Pour emboutir, on se sert, en outre, de mandrins en bois, en ferou en cuivre, ronds, meplats ou carres, suivant la forme a imprimerala piece.

La resingue est encore un outil dont le role est tres importantdans l’execution des pieces d’orfevrerie. G’est une tige de fer epaisse,se terminant par un bout en pointe aigue repliee presque a angledroit et destinee a s’enfoncer dans le billot, dans une mortaise del’etabli ou ä etre maintenue solidement entre deux machoires d’etau,l’autre extremite est arrondie presque en boule saillante dans le sensoppose ä la pointe, et soigneusement polie. — On engage cette especede tete a l’interieur de la piece qu’il s’agit de relever, et l’on pressedessus.

La resingue , comme on voit, agit ä la facon d’un levier, quoiquefixe, puisque c’est la paroi de la piece qu’on appuie dessus pourexecuter le travail. Cette manceuvre, d’ailleurs, se comprend aise-ment et laisse deviner que la forme de la resingue ne doit pas beau-coup varier; en revanche, il y en a de toutes les dimensions.

LES LIMES. — Ges intruments sont tres nombreux et tres variesdans un atelier d’orfevrerie. II y a d’abord les limes proprement diteset les rifloirs, et l’on rencontre dans ces deux divisions des Instru-ments a lames rectangulaires, triangulaires ( tiers-points ou trois-quarts) , rondes, demi-rondes, droites, coniques ( queues-de-rat ), etc.,de toutes les grosseurs et de cannelures plus ou moins fmes. II yades limes et des rifloirs d’une fmesse de traits teile, qu’ä peine sont-