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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
Les bords du fond ainsi releves sur ceux du corps du vase, on enlime avec soin la vive arete, on procede ä la soudure. On repareensuite ä la lime ou au rifloir et Ton unit les parties soudees d’unemaniere si nette, que l’oeil ne saurait les distinguer du fond brillant dela piece.
Quelques exemples peu compliques et portant sur la fabricationde pieces d’une nature bien definie, completeront les renseignementsque nous venons de donner sur les procedes de travail les plus usitesdans l’orfevrerie. Nous n’avons, du reste, rien ou a peu pres rien ditencore de la retreinte.
VAISSELLE PLATE. — Le vrai type de la vaisselle plate, c’est leplat, naturellement — ou l’assiette. Le nom ne s’attribue pas exclusi-vement, comme beaucoup le croient, a la vaisselle d’argent ( plata );il y a de la vaisselle plate en or, et eile est ainsi qualifiee, par Opposi-tion ä la vaisselle montee, tout simplement parce qu’elle ne porte pasd’ornements rapportes et soudes, qu’elle est faite d’un seul morceau,qu’elle est plate en un mot — et par suite d’un titre superieur, necomportant que peu ou point de soudure.
Pour executer une piece de cette espece, on prend une plaque demetal düment laminee; on la polit; puis on y trace et on y decoupe,guide par un calibre, la piece necessaire ä 1’oeuvre projetee. Gela faiton prepare la moulure qui doit orner le bord du plat: on forge carreun petit lingot, en l’amenant a l’epaisseur approximative de la mou-lure requise et on la faconne par l’un des procedes indiques plus haut.L’execution ä la filiere ou au laminoir exige toujours des recuitsrepetes. La moulure faite, on la fixe autour du plat, suivant un dessindetermine, et on l’y soude avec de la soudure au quart. On ibarbealors, c’est-a-dire on enleve ä l’echoppe ou a la lime ce qui depasse lamoulure, puis le planeur s’empare de la piece et en execute, avec lemarteau destine a ce travail et sur un tas poli, le marli ou partie con-cave bordant la moulure en dedans. Gela fait, on finit la moulure äl’aide d’echoppes, de burins et de rifloirs; puis on la polit: a la pierreapolir d’abord, ä la pierre ponce en poudre delayee dans l’huile ensuiteet enfin ä la meme poudre delayee dans l’esprit-de-vin, dont on frottel’objet fermement au moyen d’une brosse, d’un finge fin et propre oud’une peau de chamois. La polisseuse ne touche qu’ä la moulure, carle plus beau poli des surfaces unies est celui que donne le marteau äplaner manoeuvre avec adresse.
Le planeur reprend donc le plat, et sans autre Instrument que