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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

ou sur laiton et sur fer), on se sert d’une composition de deux partiesde cuivre et une de zinc; la soudure ordinaire est formee d’unepartie d’etain fin et d’une de plomb, mais on augmente quelquefoisla proportion de plomb pour la rendre plus fusible s’il est neces-saire.

Pour souder le fer-blanc, la composition est de deux parties d’etainet d’une partie de plomb; pour le plomb, la proportion est renver-see. Mais encore une fois, ces proportions ne sont pas immuables;elles dependent beaucoup de l’objet qu’on a en vue, et une feuilleminee n’a pas besoin de soudure aussi forte qu’une beaucoup plusepaisse. (

COUVERTS. — La fabrication des couverts, teile qu’elle est pra-tiquee actuellement, constitue une tres importante simplification desprocedes fort longs et compliques en usage encore il y a moins d’undemi-siecle, et qu’il n’est pas necessaire de decrire.

Aujourd’bui, les pieces, decoupees a l’emporte-piece dans desplaques de metal amenees prealablement ä l’epaisseur voulue, sont,apres recuit, soumises a des pressions repetees et systematiquementgraduees, entre les cylindres graves d’un laminoir. Les gravures enquestion presentent tous les details d’ornementation qui doivent enri-chir les couverts, suivant le modele adopte; elles sont disposees demaniere que ces details s’impriment dans le metal les uns apres lesautres, les plus grossiers d’abord, et graduellement les plus delicats.Gette impression terminee, les couverts sont confies ä de nouveauxcylindres, parfaitement polis ceux-ci et dits cylindres fnisseurs, —mais qui ne les finissent pas tout ä fait, malgre cela.

Bien entendu, les pieces ont ete recuites apres chaque passe avantde proceder ä une passe nouvelle : c’est lä une regle immuable. Dansle choix des cylindres, d’autre part, il faut tenir compte de la diffe-rence de malleabilite des metaux qu’on emploie, non seulement pourla fabrication des cuillers et des fourchettes, mais aussi bien pourl’execution de toute piece a ornements ainsi imprimes : les cylindresqui conviennent pour l’or et l’argent feraient tres mauvais effet sur lecuivre ou sur le plaque.

Les cylindres finisseurs ne finissent, somme toute, que le travailexecute par les cylindres precedents; ils livrent les couverts parfaite-ment plats, n’ebauchant meine pas ni le cuilleron des uns, ni les dentsdes autres. Celles-ci, les dents des fourchettes, sont d’abord taillees aumoyen d’un decoupoir mecanique. On ebarbe en meme temps a la lime