750
LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.
nique, au contraire, ne ressemblent ä aucun de ceux que nous ayionsdecrits jusqu’ici : l’art n’a rien a y voir, il est vrai, cependant c’est unsujet qui s’impose en depit des preferences.
PRINCIPE DE LA GALVANOPLASTIE. — Lorsqu’on immerge les deuxpöles d’une pile dans un liquide conducteur, le courant galvanique quis’etablit aussitöt decompose le, liquide qu’il traverse, et tandis qu’unepartie de ses elements se porte ä l’un des pöles, le reste se porte äl’autre pole. Si ce liquide contient des sels metalliques en dissolution,labase, c’est-a-dire le metal reduit seportera au pole negatif, l’acideetl’oxygene au pole positif. Les deux pöles etant formes de lames oxyda-bles, le premier de ces pöles se couvrira donc du metal reduit, tandisque l’oxygene, s’unissant au metal du pole positif, formera un oxydenouveau qui, se combinant avec l’acide de la decomposition, produiraun nouveau sei; de sorte que, si la lame du pole positif est formee dumeme metal que celui de la dissolution, le sei decompose se trouveraainsi reconstitue, et quelle que soit la quantite de metal reduit deposeau pole negatif, la dissolution se trouvera maintenue au meme degre deconcentration, ä tres peu de chose pres.
Tel est le principe sur lequel s’appuient les procedes de l’orfevreriegalvanoplastique et beaucoup d’autres procedes industriels, que nousretrouverons en temps et lieu (1). Le depöt metallique, se formant aupole negatif en particules impalpables, en recouvre la surface avecune exactitude rigoureuse et en reproduit les details les plus legersavec la plus grande fidelite; pour donner ä cette couche metalliqueune epaisseur determinee, le bain, c’est-ä-dire le liquide a decom-poser, etant alimente avec soin comme nous venons de l’indiquer, iln’y a qu’ä s’en rapporter au temps — et a l’electricite.
PRI2PARATI0N DES BAINS. — L’orfevrerie ne fait guere usage quede deux metaux, le cuivre et l’argent; le liquide ä decomposer seradonc une dissolution d’un sei d’argent ou d’un sei de cuivre. Nousnous en tiendrons ä ce dernier, pour plus de clarte dans la demonstra-tion. Le bain, dans ce cas, se composera tout simplement d’une disso-lution saturee de sulfate de cuivre (couperose bleue du commerce)dans l’eau acidulee avec environ 5 pour 100 de son volume d’acidesulfurique. — Le bain d’argent est d’ailleurs le meme que pour l’ar-