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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS IELUSTRES.

plusieurs empreintes que l’on reunit ensuite et que Fon soudeensemble.

MARCHE DE L’OPERATION. — Le moule ainsi prepare et metallise',pour determiner le depot metallique sur sa surface creuse, il suffit dele plonger dans le bain en le suspendant a la tringle communiquantau pole negatif de la pile; et nous savons comment opere le courantelectrique, pour amener le resultat desire. Plusieurs jours sont neces-saires, suivant Fepaisseur que Fon veut donner a la couche metallique;on enleve alors le moule du bain et Fon en detache facilement le depotmetallique, qui presente une copie extremement fidele de l’ceuvreoriginale.

La pile de Daniell est celle que Fon emploie de preference pourcet objet. Depuis plusieurs annees, toutefois, les grandes usines y ontsubstitue les machines magneto-electriques, les vapeurs nitreuses quedegagent les piles, pour ne rien dire d’autres inconvenients, n’etantrien moins que salubres.

GALVANOPLASTIE EN RONDE BOSSE. — Si ingenieuse que soit lamethode que nous venons de decrire, eile repond mal ä certaines exi-gences; il serait notamment fort difficile, par son seul secours,d’obtenir par exemple d’un seul j et la reproduction d’une statue oud’un objet quelconque en ronde bosse. Heureusement on peut recourirpour cela a une methode speciale, imaginee en Angleterre, maisconsiderablement perfectionnee et rendue industrielle par notre com-patriote l’inventeur Lenoir, laquelle a ete souvent decrite, et notam-ment par M. A. Roseleur, inventeur habile lui-meme, dans les termessuivants :

« Le probleme ä resoudre, dit-il, etait celui-ci •: un modele parfaitetant donne, en tirer galvanoplastiquement, et d’un seul jet, unnombreindefini d’epreuves , tellement identiques au type que l’oeil le plusexerce, celui meme de l’artiste, ne put distinguer son oeuvre proprede la reproduction. On va voir par quelle serie de moyens, plus inge-nieux les uns que les autres, Lenoir est arrive a la solution desiree.Prenons pour exemple une statue. On commence par en faire, avec lagutta-percha, un moule a pieces dont les differents morceaux peuventä volonte, et au moyen de reperes, reproduire un creux parfait dumodele. Dans cet etat on commence a plombaginer avec soin tous lesinterieurs du moule. D’autre part, avec du fil de platine, on ebaucheune carcasse qui represente, grosso modo, mais sur des dimensions un