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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

interieure du moule au pole negatif de la batterie, pendant que la car-casse, qui ne doit toucher en aucun point la surface plombaginee, sereliera elle-meme au pole positif de cette meme batterie, on comprend,dis-je, que laportion de bain qui remplit la cavite du moule vase decom-poser, et que le cuivre viendra s’appliquer interieurement ä ce mememoule pour en reproduire les plus imperceptibles details. II suffiradonc, lorsque la couche sera convenablement epaisse, d’enlever lagutta-percha qui compose le moule pour trouver dessous une statueen ronde bosse, dont les travaux d’achevement seront tout ä fait insi-gnifiants, sinon comme valeur artistique, du moins comme prix.

» Mais si les choses s’expliquent et se comprennent ainsi facile-ment par la theorie, elles ne sont pas d’une execution pratique aussieommode, et on va voir de quelles precautions ingenieuses l’inventeura du s’entourer pour mener l’oeuvre ä bonne fin.

» D’abord, rien n’etait plus difficile a constater, une fois le moulereferme sur la carcasse anode, que l’absence absolue de points decontact entre ces deux objets. Pour eviter sürement ces contacts,Lenoir a eu l’idee de faire courir en spirale, sur toutes les partiesexternes de l’anode de platine, un fil de caoutchouc qui, par son epais-seur, s’opposait au rapprochement de la surface metallique et du fil deplatine. Ge caoutchouc n’etant pas conducteur du fluide electrique,il importait peu qu’il vint toucher la surface plombaginee. La decom-position galvanique n’enmarchait pas moins bien. Mais, malgre toutesces precautions, il pouvait arriver que le depöt de cuivre qui se for-mait ä Finterieur, prenant une epaisseur de plus en plus grande, etdiminuant par suite, petit a petit, Fintervalle Iaisse primitivemententre Vanode et le catode, ces deux surfaces ne vinssent enfin a setoucher par un point, ce qui arretait immediatement l’operation, sansque l’operateur püt le constater ä aucun signe exterieur. C’etait la uninconvenient grave et qui, a lui seul, pouvait aneantir dans la pratiquele procede tout entier. On comprend en eflfet que, dans une memecuve renfermant un grand nombre de moules a reproduire, il suffisaitqu’un contact s’etablit entre les deux poles (moule et carcasse) pourque toute Felectricite de la batterie, trouvant un chemin plus facile etmeilleur conducteur que le bain qu’elle devait decomposer en le tra-versant, s’ecoulat tout entiere par cette voie sans aucun profit pourl’operation. Pour obvier ä cette eventualite si redoutable, Lenoir ima-gina le moyen suivant :

> Tous les moules d’un meme bain sont maintenus dans le liquidepar des cröchets qui reposent sur une tringle et qui les prennent ä