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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.

quite, on voit la perle, et principalement la perle piriforme, employeea cette parure : on dirait en verite que l’idee lui en est dne.

A Rome surtout, ces sortes de parures jouirent longtemps d’unegrande vogue. « On fait cas aussi des perles longues, dit Pline qui lescroyait produites par une rosee de la mer. Celles qui, prolongees, seterminent en elargissant leur contour, comme nos vases a essence, senomment elenchi. Les femmes se font une gloire d’en suspendre a leursdoigts, d’en attacher deux et meme trois a chacune de leurs oreilles.Nos moeurs corrompues ont des noms pour ces vanites ridicules. Onnomme ces parures crotalia (grelots), comme si les femmes cher-chaient encore une jouissance dans ce bruit et ce cliquetis de perles.Dejci meme les moins riches affectent ces fastueux ornements. — Pourannoncer notre presence, disent-elles,, nos perles sont nos licteurs. —Bien plus, eiles en portent ä leurs pieds; eiles en garnissent non seule-ment les cordons de leurs chaussures, mais leur chaussure toutentiere; car aujourd’hui, ce n’est plus assez de porter sur soi ces objetsprecieux, il faut qu’on les foule aux pieds, qu’on marche sur lesperles! » Un peu severe, l’Ancien; et je ne sais trop ce qu’il pourraitdire des moeurs modernes. Mais cela ne doit pas nous emouvoir; cequi nous interesse, c’est le temoignage de la vogue qu’avaient alors lesperles ä Rome .

On en mettait partout, c’est chose evidente.

On n’y faisait pas moins grand cas des pierres precieuses dont ondisposait. Dans l’impossibilite de tireT des diamants tout le parti que ladecouverte de la taille pouvait seule permettre, on se rabattait sur lesautres, et les dames romaines ne laissaient pas, au temoignage denotre naturaliste, de se parer comme des chdsses, sans s’inquieter del’origine plus ou moins honorable des joyaux qu’elles portaient.« J’ai vu, raconte Pline , et ce n’etait pas dans une ceremonie publique,dans une de ces fetes oü l’on etale le luxe et l’opulence, mais a unsimple souper de fiancailles communes, j’ai vu Lollia Paulina, quidepuis est devenu la femme de Caligula , toute couverte d’emeraudeset de perles que leur melange rendait encore plus brillantes. Satete,les tresses et les boucles de ses cheveux, ses oreilles, son cou, ses bras,ses doigts en etaient charges : il y en avait pour 40 millions de ses-terces, comme eile etait en etat de le prouver par les quittances, et cesrichesses, eile ne les devait pas ä la prodigalite de l’empereur, c’etaitle bien que lui avait laisse son aieul, c’est-ä-dire la depouille des pro-vinces. .

» Yoilä le prix des concussions! Voilä pourquoi Lollius, diffame