L’AUT DU JOAILLIER.
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mise en cire, les transporter ä leur place definitive. — On agit dememe, du reste, avec une pierre isolee, quant ä l’emploi des brucelless’entend.
Les choses ainsi disposees, on creuse ä Yonglet ethYYchoppe, dansla bäte, le feuillet surlequel reposeront les bords de la pierre. La pierreposee et bien ajustee dans son alveole, le sertisseur releve le metal tontautour, au moyen de Yöchoppe d refendre, outil d’acier poli, en formede bedane, evide sur le dos; puis, avec Yechoppe d arrßter, outil dumeme genre, mais aplati et dont le double tranchant emousse rappellecelui du grain d’orge de l’ivoirier, il rabat le metal sur la pierre, oü ille fixe aussi serre que possible, a l’aide d’un poineon emousse frappea coups mesures avec le marteau a sertir, ayant bien soin que suraucun point, la sertissure ne presente le moindre interstice entre lemetal et la pierre. Apres cela, l’ouvrier leve sur la sertissure six ouhuit griffes, a egale distance l’une de l’autre. Enfin, avec le tranchantdu fer (ou de 3a pointe ) ä d&couvrir, il amincit la sertissure, en proce-dant de bas en haut, la reduisant le plus possible du cöte de la pierreet en enlevant de ce cote tout le superflu, afin que celle-ci perde lemoins possible de l’etendue de sa surface.
Le procede de serti en chaton n’est pas limite a l’ornementationd’une bague; il est applicable a toute sorte de bijoux et a l’orfevrerie,principalement ä l’orfevrerie d’eglise. Du reste, il offre trop d’avan-tages au joaillier pour n’etre point repandu le plus possible. — Maisil convient, avant tout, de completer notre description du sertissageen chaton par l’indication de quelques dispositions indispensablespour faire valoir les pierres ainsi serties, et qu’on pourrait qualifierles ficelles du metier.
Le fond du chaton, dans ce Systeme de sertissage applique audiamant, est peint en noir intense, au moyen de noir d’ivoire delayedans l’eau gommee. Sur ce fond noir, on place une feuille d’argentbattue tres mince, a laquelle on a donne un bruni tres vif, et decoupeede maniere a ce que ses bords correspondent aux angles de taille de lapierre. Au milieu est peinte du meme noir soit une croix, soit uneetoile dont le centre correspondra avec la pointe de la table de dessousdu diamant, ou la partie de la pierre en contact avec le fond; cettedisposition augmente considerablement l’eclat de la pierre. Au heu decette peinture, toutefois, on peut decouper dans le centre de la feuilled’argent un trou de la largeur de la table, qui laisse a decouvert le fondnoir du chaton, et le but est egalement atteint. C'est a 1’ouATier,ensuite, a placer sa pierre sur le fond ainsi dispose de la maniere la