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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

meules agissant avec une rapidite inconnue jusque-lä, et qui ne pou-vait manquer d’etre copiee, puisque 1’inventeur, ä ce que je puis croire,avait neglige de la faire breveter; — avec l’aide de M. Grosfillex,disons-nous, M. Goudard, organisa son usine du quai Jemmapes et yappela les plus habiles ouvriers lapidaires qu’il put trouver; ce qui nelui evita pas les pertes considerables prevues au debut, sans doute,mais ces pertes, le succes qui finit par couronner ses perseverantsefforts les lui a fait oublier depuis longtemps.

Que dire de plus?—MM. Goudard et Grosfillex, devenus associes,livraient au commerce, des 1872, des produits parfaits, pouvant riva-liser avec ceux de la Hollande...

Le reste, on le sait: c’est par la que nous avons commence.

V

DES PERLES ET DE LEUR EMPLOIDANS LA BIJOUTERIE ET LA JOAILLERIE

Le r61e des perles a, de tout temps, ete tres considerable dansla bijouterie et la joaillerie, ou mieux dans la decoration non seule-ment de la personne, mais des etoffes et de l’ameublement; l’impor-tance de ce röle n’a pas sensiblement diminue. De nos jours l’emploides perles dans la bijouterie, qui est notre objet actuel, se presentesous les formes les plus variees. On a vu tout a l’heure, et un peuplus haut, que, suivant leur grosseur et leur forme, on les montaiten boucles d’oreilles, en bracelets, en Colliers et qu’on en faisaita l’occasion l’ornement principal d’une couronne ou d’un diademe;eh bien, je ne crois pas qu’on ait jamais cesse de les employer dela Sorte, et en tout cas le fait-on aujourd’hui comme du temps deGleopätre ou de Lollia Paulina, et si prodigieux que soit le nombrede celles qu’on arrache chaque annee aux profondeurs de la mer, ilne parait pas que les amateurs soient a la veille de crier assez!

Le montage des perles s’execute par les procedes les plus simplesdu bijoutier et du joaillier. On ne fait pas, cependant, que de lesenfiler en Colliers ou en bracelets ou de les fixer par un serti a jourdans un diademe ou dans quelque autre objet de parure ; quand eilessont bien spheriques et assez grosses, on les scie quelquefois en deux