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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

On ne sera pas etonne non plus d’apprendre que, grace a cesdivers modes de multiplication, si semblables ä ceux des plantes, lavraie nature du corail fut longtemps meconnue. II y avait d’autresraisons encore de croire que le corail etait une plante : nous avonsdit qu’au tour de la bouche, ä l’heure du repos, croissait de petitessaillies en forme de petales. Dans un milieu convenable , le corailepanouit ces tentacules, et alors chaque boiirgeon, dans cet epanouis-sement general, a bien, en effet, l’apparence d’une fort jolie fleur;mais le contact d’un corps etranger, meme tres leger, suffit ä fairerentrer precipitamment ces petales, qui en font autant au contact del’air. Que ce soit une fleur, je n’y vois pas d’inconvenient, maisdans ce cas, c’est une fleur vivante, — en chair et en os , si l’onpeut dire.

Gette decouverte de la nature du corail date de 1726, eile est dueä un naturaliste marseillais nomme Peyssonnel; il eut beaucoup depeine ä se faire ecouter, par exemple, la science officielle etantopposee a ses theories, qu’elle ne comprenait pas (1).

PflCHERIES DE CORAIL. — Le corail, — le corail employe dansles industries d’art, car nous ne parlons pas ici des coraux construc-teurs de recifs — est peche dans la Mediterranee et, depuis peu, dansles mers du Japon . Ge dernier, s’il faut en croire certains rapports,serait d’une taille relativement colossale et de la plus belle nuancede rose.

Le rapport officiel sur les peches maritimes francaises pendantl’annee 1882 fournit sur la peche du corail dans les eaux algerienneset tunisiennes des renseignements interessants que nous nous conten-terons de resumer, ä cause de leur fraicheur et de leur caractere d’au-thenticite incontestable.

Ayant exprime ses regrets de l’epuisement de certains bancs dela cöte d’Alger longtemps renommes pour leur abondance et exploitessans reserve, comme s’ils devaient etre inepuisables, l’auteur du rap-port signale comme etant, heureusement, encore tres productifs lesbancs situes aux environs d’Oran et de Philippeville , du cap Rosa, ducap de Fer, du cap de Garde, toutle littoral de La Galle et de la Tunisie ,surtout aux environs de Bizerte .

La Calle est le point central de la peche du corail, et c’est dansses environs que se concentrent tous les pecheurs.

(1) Yoir les Merveilles de VOc&an.