Band 
Tome premier.
Seite
844
JPEG-Download
 

844

LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

adoucir la surface par un recuit au rouge pour pouvoir le travailler;le fer malleable n’a pas besoin de preparation particuliere, mais letravail acheve, fer ou aeier doivent etre durcis par une trempe enpaquet.

Les procedes de travail se sentent de la matiere employee ; ils nesont qu’en partie empruntes ä la bijouterie. Les ouvriers se distinguenten blantiers, qui preparent les carcasses et les soudent, en riveurs eten monteurs. Les laminoirs a rouleaux graves et les matrices d’acierfortement trempe donnent la forme aux plaques et aux ornements de toled’acier qui, decoupes et ebarbes apres l’estampage, sont termines ä lalime; sauf les petits ornements en pointes de diamant et quelquesautres pieces, qui doivent etre taillees ä la meule ä la fa^on des pierresprecieuses. Ges pieces sont en general assemblees au moyen de rivets;les autres, les pieces estampees, sont soudees.au moyen de cette sou-dure de laiton speciale appelee brasure.

Le bijou termine, on procede ä la trempe; puis on passe aupolissage.

Le polissage des bijoux d’acier s’opere a l’emeri mouille d’eau,de plus en plus fin a mesure que la besogne avance, et on termineavec le rouge d’Angleterre. Pour les parties creuses, on opere avecdes brosses rüdes, et pour les parties saillantes a l’aide de meules deplomb ou de bois couvertes des substances indiquees. On a recoursaussi, toutefois, ä un procede mecanique applique ailleurs au polis-sage des plumes d’acier et des aiguilles, et qui consiste ä faire tournerles objets ä polir dans un cylindre creux renfermant une boue peuepaisse d’emeri et de gres, pendant plusieurs jours au bout desquelson les extrait de leur cylindre, on les lave et on les transfert pourterminer dans un autre cylindre tournant contenant, celui-ci, du rouged’Angletcrro.

La bijouterie d’acier a joui pendant quelque temps d’une assezgrande faveur, mais ce temps est passe, et eile estaujourd’huifortdelais-see et fort injustement. C’est que la matiere premiere est pour ainsi diresans valeur, que la main-d’ceuvre, penible et coüteuse, y est tout et quepersonne ne s’en. aporcoit. — On peut faire passer du cuivre pour del’or, ne füt-ce que de loin ; mais de loin comme de pres, l’acier ne peutpasser pour un metal plus precieux : c’est lä son tort. Les bijoutiersen acier de Paris avaient conquis laborieusement une renommeeuniverselle.

BIJOUX DE FONTE DE FER. — On fait des bijoux en fonte de fer