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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

toutes ces compositions bizarres que chaque jour voit eclore et aux-quelles on donne suivant leur destination la joyeuse couleur du corailou la nuance qui convient au chagrin le plus noir?

Le jais, dont nous avons decrit le traitement dans un autre cha-pitre (1), est fort delaisse depuis longtemps dejä, meme quand la modeen autorise l’usage autrement qu’en bijoux de deuil, c’est-a-dire engarnitures pour les coiffures et les vetements de femmes; on preferele verre et l’email noirs, non seulement parce qu’ils ont aussi belleapparence, mais encore parce que le verre se tient mieux et est d’uneduree a peu pres indefinie dans les conditions ordinaires, sans compterqu’il est moins coüteux. En effet, le jais expose a l’air devient friablea la longue, tandis que le verre ne bouge pas, a moins qu’on ne lecasse.

Nous avons egalement parle de la taille du verre; qu’il soit blancou colore, c’est tout unettailler des perles ä facettes ou des pendelo-ques, il n’y a pas la plus petite difference dans le travail, si ce n’estque la taille des perles, pour en faire des bracelets, des Colliers ouautres ornements analogues, est plus facile. Mais on taille aussi depetites plaques de formes variees dont la reussite demande une grandehabilete, et que des monteuses, car ce travail est generalement faitpar des femmes, reunissent pour former des dessins divers sur desplaques noircies de cuivre, de fonte ou de töle de fer ou d’acier, avecle secours d’un ciment noir qu’on ramollit au feu de la lampe pendantl’operation.

On fait ainsi des broches, des boucles d’oreilles, des epingles, desbouquets, des peignes, etc., d’un prix tres modique quoique d’undessin charmant et de bon goüt.

BIJOUX EN MOSAIQUE. — Depuis bien longtemps, Rome et Flo-rence fabriquent de tres jolis bijoux, tels que boucles d’oreilles, bro-ches, epingles, plaques de Colliers ou de bracelets, boutons, etc., enmosa'iques representant des bouquets de fleurs-, des grappes de fruits,des oiseaux, des dessins fantaisistes, jusqu’ä des monuments et despaysages complets. Paris s’est applique, mais depuis peu d’anneesseulement, au meme travail, et comme toujours il y a admirablementreussi. Mais je crains , cependant, que la clientele manque en France pour ces sortes de produits, et quenotre Situation economique ne nouspermette pas de lütter sur les marches etrangers avec des concurrents

(1) Voir page 364.