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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

contre les autres, se brisant du coup ou se mariant ensemble; ils sau-tent sans transition d’une facette a I’autre, dans un tourbillonnementechevele de l’artiste, et changent de couleur ä chaque instant aussibien que de direction, comme les paillettes affolees d’un ltaleidoscope,secoue trop violemment; ils se croisent les uns avec les autres commedes lames d’epees, ou comme les zigzags de la foudre. C’est inou’i!— Mais c’est surtout de la bijouterie de theätre, bien entendu, etTelTet lumineux n’y est pas produit par les memes movens tout a faitque l’etincellement de l’oiseau de diamants : nous l’avons dit en pas-sant, du reste, c’est ici un veritable eclairage a la lampe elec-trique.

Gette lampe ne peut etre autre chose qu’une ires petite lampe äincandescence (1); on comprend en effet qu’il ne puisse etre questionde lampe a arc voltaique, puisqu’il s’agit de la fixer a l’interieur,creuse dans ce but, du cabochon de cristal taille. Des fils de cuivred’une tenuite extreme, entoures de soie, mettent la petite lampe encommunication avec une pile electrique cachee dans un pli propicedes vetements, a proximite süffisante du point oü l’illumination doitse produire, mais de maniere a demeurer invisible aux yeux desspectateurs et a ne point gener les mouvements de la personne illu-minee.

Quant a la pile dont il est fait usage pour cet objet, comme eilenonstitue un grand perfectionnement, parait-il, de la pile precedem-ment employee et que nous n’avons pas decrite par cette raison, nousnous en rapporterons a la description que M. P. Laurencin en adonnee dans la Science pour tous, dont il est le redacteur en chef, etque voici :

« Gette pile se compose d’une äuge en ebonite ä trois comparti-ments, remplie aux deux tiers d’une solution de bichromate depotasse.Les elements, ou plaques de charbon et de zinc, sont fixes a un cou-vercle egalement en ebonite et qui, garni en caoutchouc, s’appliqueexactement sur l’auge, de maniere a la fermer hermetiquement et äempecher tout suintement de liquide. Pour plus de precaution, le toutest encore enferme dans un sac de caoutchouc, qui retiendrait lesresultats des plus legers suintements, en eas de secousses trop violentesimprimees pendant la danse, quand c’est une danseuse qui porte lesdiamants et la pile generatrice du fluide. La securite est donc absolue.

(I) Voir pour oes sörtes de lampes electriques Physique et Chimie populaires, par A. Clerc ((Jules Rouff et C ie , editeurs) — pages 304 et suivantes. — Celle dont il est ici question, toutefois,a 6te construlte tout recemment par M. Trouve.