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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.

on n’a pas use moins de 17,000 coins, fournis d’ailleurs par le gouver-nement. La valeur de ces coins est de 5 Shillings au moins chaque,ce qui fait un total de 4,250 livres sterling (environ 106,250 francs). »

Hatons-nous d’ajouter que l’usage du balancier n’exclut pas, enAngleterre plus qu’ailleurs, l’emploi de la presse, que nous lui avonsprefere totalement.

LA PRESSE THONNELIER. —La presse monetaire, ditepresseägenou,inventee par le Bavarois Ulhorn, fut importee en France , en 1846,par l’ingenieur Thonnelier, qui y a apporte depuis des perfection-nements considerables ; eile fut aussitöt appliquee a la fabrication desmonnaies. Get appareil, designe sous le nom de presse Thonnelier,a raison des perfectionnements dus a cet ingenieur et qui l’ont trails-formee presque completement, permet de realiser une tres importanteeconomie de main-d’oeuvre. Eile opere avec une tres grande rapidite,tout en menageant les coins, qu’elle presse au lieu de les frapper; maiseette rapidite meine empeche de l’employer ä la fabrication des me-dailles de grands modules et a reliefs tres accentues, exigeant plu-sieurs coups gradues de balancier : on ne tire guere de la presse,dans ce genre de fabrication, que de petites medailles de saintete etquelques jetons.

La presse Thonnelier agit sans choc et d’une maniere continue ;les coins ne risquent pas de s’y heurter, car ils ne se touchent pas,l’appareil fonctionnat-il a vide.

Voici, du reste , une description sommaire de cet appareil, quenotre gravure, qui en offre la vue exterieure, aidera a faire bien saisir.

La presse monetaire se compose essentiellement d’une manivellelixee a un arbre a volant mü par une machine a vapeur et qui, parl’intermediaire d’une bielle, agit sur un levier principal qu’elle faitosciller sur un point fixe. Ce levier s’appuie a sa base sur l’extremitesuperieure d’une colonne dont l’extremite opposee, par un ajustage arotule, se meut dans une boite coulante portant le coin superieur,laquelle appuie constamment, par une pression de bas en haut, contrecette colonne, au moyen d’un. autre levier et d’un montant a four-chette mis en mouvement par un contrepoids.

La manivelle, en entrant en action, souleve le premier levier, quiabaisse la colonne sur laquelle il s’appuie.

Le mecanisme qui place les flans, c’est-ä-dire les plaques demetal a frapper, et les chasse ensuite, peut etre decrit de la manieresuivante :