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Tome premier.
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PROCEDES DE FABRICATION DES MONNAIES.

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peut rien faire executer au dehors) du personnel qui lui convient etqu’il dirige sans contröle; ilestpaye de ses fournitures aux directeurs,moyennant un tant par kilogramme de matieres d’or ou d’argentconverties en monnaies.

Nous n’insisterons pas davantage sur ces details de pure admi-nistration, qui, pour si interessants qu’ils soient, s’ecarteraient unpeu trop de l’objet principal de nos preoccupations.

EMPLOI DES FEMMES DANS LES ATELIERS DE MONNAYAGE. — Lesfemmes trouvent peu d’emplois a remplir dans un atelier de mon-nayage, du moins en France ; je crois en avoir signale un ou deuxdans le cours de cette etude, encore etait-ce a propos d’histoireancienne. II n’en est pas de meme partout, et c’est justement unarticle lu dans un recueil americain de date recente (novembre 1883),parlant du travail confie aux femmes ä la Monnaie de San-Francisco,qui m’inspire cette reflexion.

D’apres cet article, intitule : Woman’s Work in a Mint (Travailde femme dans une Monnaie), la Monnaie de San-Francisco occupecinquante femmes en qualite d 'ajusteuses.

Ces ajusteuses (adjusters) sont payees 2,75 dollars, ou ä peupres 13 fr. 75 cent. par jour, les dimanches seuls exceptes, y eüt-ilquelque autre fete chomee dans le cours de la semaine; leur journeecommence ä huit heures pour finir a quatre, et meme a deux heures lesamedi, suivant l’usage. Elles occüpent deuxgrandes salles situees audeuxieme etage de Thötel; l’une attribuee ä l’ajustage de Tor, l’autre acelui de l’argent. — L’expression n’est pas tout ä fait la meme enfrancais , mais comme eile pourrait exactement s’appliquer au travaildont il est question et se comprend toute seule, nous la conserverons.

Le plancher de ces salles est couvert de tapis et ehaque ajusteusea devant eile, sur une petite table a dessus de' marbre, des balanceset une lime fine et delicate.

« Avant que le metal soit porte ä l’ajustage, dit l’article en ques-tion, il a subi les operations ordinaires du laminage, du recuit, dudecoupage et du blanchiment. Elles le recoivent a l’etat de flan , etprocedent d’abord au pesage, pour s’assurer si chacun de ces flans abien le poids reglementaire, en tenant compte d’une legere differenceen plus ou en moins legalement toleree. Quand un flan depasse ceslimites, il est rejete par l’ajusteuse; trop leger, il est condamne et doitetre refondu ; trop lourd, il est ramene au poids reglementaire avecle secours de la lime.