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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

II

DORURE ET ARGENTURE GALVANIQUES

Aux methodes de dorure et d’argenture ci-dessus decrites, on a,comme nous l’avons dit, substitue les procedes de la galvanoplastiepartout oü la chose a ete possible ; c’est dire que peu d’industries etmeme de specialites ont echappe a cette transformation salutaire, alaquelle nous applaudissons, cette fois, sans la moindre reserve.

La dorure et l’argenture galvaniques procedent, tout naturelle-ment, du principe deja expose a propos de l’orfevrerie, ou plutöt dela reproduction des pieces d’orfevrerie. II s’agit toujours d’un depot.metallique effectue a la surface des objets, par l’action d’un courantelectrique decomposant une dissolution saline appropriee (1), maisd’un depot superficiel et adherent. Ici point de moule ou d’interme-diaire quelconque entre le metal reduit par la pile et la surface me-tallique — ou metallisee d’apres les procedes connus — destinee aetre enrichie d’une couche mince de ce metal plus precieux, qui seraTor, pour commencer, si vous le voulez bien.

DORURE. — Dans l’operation qui nous occupe, le sei de la disso-lution etant un sei d’or, si une lame d’or est flxee au pole positif dela pile, ä mesure que l’or de la dissolution se deposera sur l’objetdispose au pole negatif, cette dissolution recevra du pole positif unecompensation süffisante pour la maintenir au meme degre de concen-•tration, jusqu’a complete decomposition de la plaque ou anode d’orsoluble, dont tout le metal aura change de pole, apres avoir subiune double transformation chimique determinee par l’action du cou-rant galvanique.

Cette application des procedes de la galvanoplastie a la dorure,et par suite, ä l’argenture, au platinage, au cuivrage, a la nicke-lure, etc., est due a l’inventeur de la dorure au trempe, HenryElkington, dont les brevets remontent a 1840. Des experiences suiviesde succes partiels avaient eu lieu un peu partout, depuis un certainnombre d’annees dejä, mais rien d’industriel, ni meme de simplementpratique n’en.etait resulte; quant au vicomte de Ruolz, bien que son

(1) Cclte dissolution doit toujours ütre alcaline pour assurer l'adherence du metal depose.