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Tome premier.
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EES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

APPLICATIONS DIVERSES. — Les- applications de l’argenture etde la dorure galvaniques sont innombrables. et d’une Variete infinie,surtout si nous y comprenons les depots pa,r 1’action de la pile demetaux autres que l’or et l’argent, mais meme en nous en tenant äces deux derniers, par crainte de confusion. Gertaines de ces appli-cations n’ont pas autre chose que l’utilite en vue, mais la fantaisieest loin d’en etre bannie, et il en est de telles qui sont vraiment bienfaites pour .surprendre et qu’on ne devinerait certainement pas; c’esttout juste si, prevenus, on n’hesite pas encore a les croire possibles.La variete des reproductions galvanoplastiques n’est d’ailleurs pasmoins grande que celle des applications metalliques legeres ä la sur-face des objets.

« Quand on sut dorer et argenter des metaux, dit M. Baille dansson interessant ouvrage sur 1’ ElectricitS(i), on se demanda si l’on nepouvait pas operer de meme sur des objets de toutes sortes. Lessavants n’ont en vue que les consequences les plus importantes; c’estä d’autres personnes, surtout aux industriels, qu’il appartient dechercher ensuite toutes les applications possibles de ces decouvertespremieres.

» Qui pouvait songer d’abord a deposer l’or et l’argent sur lasoie? ä broder les tissus? a recouvrir les dentelles de couches metal-liques si fines et si legeres, que l’aiguille de la plus habile couturierene puisse les imiter? Qui donc aurait eu l’idee de dorer les robes debal? Lorsque le probleme fut pose, il parut d’une execution presqueimpossible. Ne faudrait-il pas plonger les tissus dans des liqueurscorrosives, dessiner des broderies a la main, forcer l’electricite adeposer l’or aux points indiques? Sans doute, mais toutes ces ques-tions ont ete resolues. Onadmire quelquefois dans les bals des toilettesdelicates surchargees de magnifiques broderies. On s’etonne qu’ilse soit trouve une main assez habile pour tisser ensemble tant d’or(2)ettant de soie, et toutefois, l’on est surpris de voir combien tout celaest fin et leger. Les fils sont recouverts d’une si mince couche d’orque le poids n’en est pas augmente, et que, pour fabriquer la robede bal la plus riche, on n’a consomme que quelques Centimes de cemetal.

» Bien plus, on recouvre aussi d’or et d’argent les matieres

(1) Paris , Hachelte et C ie , editeurs.

(2) Lors-de la reprise de la Dame aux cam&lias ä la Porte-Saint-Martin, en janvier 1884,Sarah-Bernhardt apparaissait, au premier acte, dans une splendide toilette d’opera, toute couvertedes plus riches specimens des tissus d’or dus h cette interessante industrie.