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Tome premier.
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DORURE ET ARGENTÜRE GALVANIQUES.

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M. Ch. Christofle . Quelques extraits de ce rapport seront certainementlus avec interet, car ils permettront de constater l’etat de la questiondes cette epoque, c’est-ä-dire a peine posee. Ils offrent en outre l’avan-tage de determiner la part qui revient a M. de Ruolz dans cette inven-tion si feconde.

» Dorure. M. de la Rive, y est-il dit, qui parvint le premier ädorer au moyen de la pile, apres avoir dissous l’or, plongeait les deuxpöles d’une pile ä courant constant dans la diss.olution obtenue, l’objetä dorer etant suspendu au pole negatif, oü l’or venait se deposer.

» La dorure n’est solide qu’autant qu’on emploie certaines disso-lutions. M. Elkington emploie une dissolution de 31 grammes 25 d’orconverti en oxyde, 5 hectogrammes de cyanure de potassium et 4 litresd’eau. Le cyanure double de potassium et d’or, en assurant l’alca-linite permanente des liqueurs, a fourni la solution complete du pro-bleme et permis de dorer tous les metaux en usage dans le commerce,et meme des metaux qui, jusqu’ici, n’y ont pas ete employes.

» Ainsi, Ton peut dorer le platine soit sur toute sa surface, soitsur certaines parties, de maniere ä obtenir des dessins d’or sur unfond de platine.

» L’argent se dore si aisement, si regulierement et avec descouleurs si pures et si belles, qu’il est permis de croire qu’ä l’avenirtout le vermeil s’obtiendra de la sorte. On varie ä volonte I’epaisseurde la couche d’or, sa couleur meme. On peut faire sur la meme piecedes melanges de mat et de poli. Enfin, on dore avec une egale faciliteles pieces ä grande dimension, les pieces plates ou a reliefs, les piecescreuses ou gravees et les filaments les plus delies.

» Tout ce qu’on vient de dire de l’argent, il faut le repeter ducuivre, du laiton, du bronze. Rien de plus aise, de plus regulier quela dorure des objets de diverse nature que le commerce fabrique avecces trois metaux. Tantöt l’or, applique en pellicules excessivementminces, constitue un simple vernis propre ä garantir ces objets del’oxydation; tantöt, applique en couches plus epaisses, il est destineä resister, en outre, au frottement et a l’usage. Par un artifice tressimple, on peut varier l’epaisseur de la couche d’or, la laisser mincepartout oü l’action de l’air est seule ä craindre, l’epaissir au contraire,la oü il importe d’empecher les degradations dues au frottement. Labijouterie tirera grand parti de ces moyens.

» Le packfong prend tres bien la dorure par ce procede, et ildevient facile de convertir en vermeil les couverts en packfong, dejaassez repandus et qui ne sont pas sans danger.