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Tome premier.
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NICKELURE, COBALTAGE ET DEPOTS METALLIQUES. 911

marteau-pilon ou sous un puissant laminoir. On arrive de cette fagonä obtenir des feuilles de 1 dixieme de millimetre d’epaisseur, recou-vertes sur ehaque face d’une couche de nickel de 1 centieme de milli-metre. Les feuilles et les fils d’acier ou de fer plaques de nickelpeuvent etre employes ä froid ou a chaud sans qu’il y ait Separationdes deux metaux. »

Ce qui vient d’etre dit pour la production du nickel malleables’applique egalement au cobalt, dont nous nous occupons speciale-ment ci-apres.

Les premiers essais tentes pour obtenir ces deux metaux danscet etat remontent a 1866 et eurent pour theatre l’usine de Pfannen-stiel, en Saxe : on employa des anodes de nickel pour obtenir le depotgalvanique du metal reduit, mais le metal des anodes contenait,comme le fer, du carbone et du silice en combinaison, de Sorte quele metal galvanique, bien que possedant une ductilite süffisante poursubir l’etirage, se cassait sous les cylindres lamineurs et s’egrenaitsous le marteau.

II n’y a pas traces de nouvelles tentatives avant 1877, epoque alaquelle un autre industriel allemand , M. Edelmann, produisit sansbien savoir au juste comment, un nickel parfaitement malleable etductile qu’on etira en fils et qu’on battit en feuilles extremementminces ; mais point de methode pratique qui püt servir de base ä uneapplication industrielle raisonnee...

Sur ces entrefaites, le D r Fleitmann,d’Iserlohn (WestphaIie), obtintles resultats exposes plus haut, au moyen d’une addition de magne-sium ou de zinc au nickel en fusion (1879). II est vrai que, des l’anneesuivante, en annonpant une decouverte analogue de M. Bischoff, quietait parvenu a rendre le cobalt — et par suite le nickel — aussimalleable et resistant que le meilleur fer, sans le faire expres, c’est-ä-dire par une erreur de manipulation amerement deploree toutd’abord, on nous prevenait que les succes de l’usine d’Iserlohn n’avaient dure que l’espace d un matin et s’etaient completementevanouis, comme la fraicheur des roses. Les applications, considera-blement etendues que fait du nickel la maison Fleitmann et Witte sontun dementi suffisamment eloquent a cette allegation malveillante,que nous n’avons relevee, d’ailleurs, que parce qu’elle se trouvaitenvelopper la promesse de quelque chose de mieux; — promesse quin’a pas ete tenue, que nous sachions.

APPLICATIONS DIVERSES DU NICKEL MALLEABLE. — Le nickel, enri-