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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLÜSTRES.

est soüvent souille le bismuth metallique; la presence de quelquesmilliemes de cuivre empecherait l’or de donner un beau mat. Onajoute a l’oxyde de bismuth un douzieme de borax fondu, et on niele,suivant certaines circonstances, un douzieme ou un treizieme de fon-dantpour une partie d’or.

» Pour dorer la porcelaine dure, c’est ce fondant qu’on emploie;pour dorer la porcelaine tendre, on ajoute du borate de plomb preparepar voie de precipitation...

» Pour obtenir l’or avec economie, mais en meme temps avecsolidite, plusieurs procedes ont ete proposes; ils rendent la dorureplus durable sans en augmenter beaucoup le prix.

» M. Rousseau pose une premiere couche de platine mele defondant, qu’il recouvre d’une couche tres mince d’or metallique. Ceprocede donne une dorure solide, mais qui, ä l’usage, ne conservepas une belle teinte, la couleur de l’or etant modifiee par eelle duplatine.

» Le procede de M. Grenon consiste dans l’application succes-sive de deux couches d’or chacune avec un fondant particulier et dansdes proportions differentes. La premiere couche est cuite a une tem-perature elevee; on la polit avec du gres, puis on applique dessus unocouche mince d’or au mercure, preparee et cuite comme a l’ordi-naire. Gette dorure se brunit avec facilite et prend un bei eclat. Desexperiences faites a Sevres ont permis de constater qu’elle resistait ades frottements par des corps durs qui alterent profondement la dorureardinaire...

» On peut encore faire usage de ce que l’on ’nomme l’or encoquille. Cet or n’est autre, ainsi qu’on le sait, que l’or battu, trespur, et dechire sur une glace au moyen d’une substance soluble al’eaubouillante, teile que le Sucre , le sei ou le miel; de la le nom d’or aumiel qu’on a donne pendant longtemps a cette preparation. Le nomd’or en coquille lui vient de ce que l’usage s’est etabli de le vendredans des coquilles de moule. Le broyeur le plus exerce ne peut guerebroyer plus de 60 grammes dans une journee de travail; applique surporcelaine dure, cet or doit se cuire avec la plus grande precaution,generalement beaucoup au-dessous du feu de dorure ordinaire...

» Le delayant de l’or en coquille est souvent de l’eau miellee oude la gomme; le miel a deux inconvenients assez graves : il attire lesmouches qui, avec leurs pattes, l’etendant partout, enleve la finessedes details et font disparaitre l’assurance de touche du doreur. Ensecond lieu, il est fermentescible et les gaz qui se developpent dans