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Tome premier.
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On choisissait avec une grande at-tention les officiers ou les chefs de fde,qui devaient etre les plus grands, lesplus forls, les plus braves ei les mieuxexerces. Le premier rang qu’ils for-maient contenait toule )a phalange,etant ä la melee ce que le Iranchant estau fer : lui seul divise les corps frap-pes, le reste ne fait qu’appuyer par samasse. Les epistates ou ceux du secondrang offraient aussi des gens d’elite,parce qu’en joignant leurs piques äcelles des chefs de file dans la Charge,ils soutenaient leurs efforts. 11s rem-plagaient ceux du premier rang, misliors de combat, et empechaient Japhalange de se rompre. L’importancedu soldat des autres rangs se mesuraitsur la distance oü il etait du premier.

Le soldat sous les armes, ä rangs et äfiles serres, occupait deux coudees oudeux pieds dix pouces deux lignes. Lasarisse avait quatorze coudees ou dix-huit pieds neuf pouces deux lignes; deuxde ces coudees etaient cachees par lesmains du phalangite; les onze autr 2 s,qui faisaient quinze pieds un pouce, ga-rantissaient son corps. Les sarisses dusecond rang depassaient le premier dedix coudees, quatorze pieds deux poucesdix lignes; celles du troisieme rang, dehuit coudees, onze pieds qualre poucessix lignes; celles du cinquieme, dequa-tre coudees, cinq pieds quatre poucesqualre lignes; celles du sixieme, de deuxcoudees, deux pieds dix pouces deuxlignes. Ainsi, chaque chef de file ütaitfortifieparsix sarisses. Les dixderniersrangs tenaient la pique droite, maisenpressant les premiers du poids de leurcorps, ils augmentaient la force deVimpulsion.

Les psilites etaient ordonnes par legeneral devant ou derriere la phalange,ou bien sur les ailes, suivant le terrainet les dispositions de l’ennemi. On en-

tremelait aussi des fdesd’hoplites et depsililes; maisordinairementces troupeslegeres se plagaient sur mille vingt-quatre fdes comme les boplites, chaquefile ou decurie ne presentant que huithommes, quoique le mot decurie indi-quät qu’elle avait eie primilivement dedix combattans.

Qualre fdes formaient un systase detrenle-deux hommes; deux systases,un e pentacontarchie de soixanle-quatre;deux pentaconlarchies, une hecatontar-cliie de cent vingt-huil; chaque heca-tonlorchie avait, comme lesyntagme,cinq hommes hors de rang : un porle-enseigne, un serre-fde, un trompette,un huperete et un heraut.

Deux hecatontarchies faisaient unepsilagie de deux cent cinquanle-six;deux psilagies, une xenagie de cinq Centdouze; deux xenagies, un systremme demille vingt-quatre; deux systremmes,une epixenagie de deux mille quarante*huit; deux epixenagies, un styplios dedJtt mille quatre-vingt-seize; deuxstyphos, un epitagme de huit mille centquatre-vingt-douze. Huit officiers horsde rang commandaient le tout: qualreepixenarques, et qua tre systremmatarques.

Les psilites, quand on les piaca der-riere les hopliles, durent prendre des ar-mes qui permettaient de reunir la so-lidite de la phalange avec l’agilite destroupes legeres. Plusieurs ecrivains ontregarde cette seconde ligne comme unereserve entieremcnt separee des archerset des frondeurs; mais on ne concoitpas trop comment les psilites auraientpu arreter un choc assez violent pourrenverserla phalange des hoplites. Toutereserve doit etre forte et imposante, oueile ne fait qu'accroitre les etnbarrasd’un echec.

D’autres, parmi lesquelson peilt ci-ter rempcreur Leon, qui nous a laissedes Institutions miltiaires, parient des