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Tome premier.
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n’etrc point ohligö de perdrc un tempsprecieux lors de la renconlre de l’cn-nerni, il ne marchait point de front,mais sc dirigea en eolonnes versles hau-tctirs qu’occupa son aile gnuclie. Qiiandil fuj ä un quart de lieue de distance,il fit faire halte et rangea son armeecomme s’il eut eu dessein de Camperdans cet endroit. Les ennemis, dupesencore une fois, mirent bas les armeset se disperserem autour du camp.

ßpaminondas profila de cette faule(565 avant notre ere). TI rompit ses co-Ionncs pour se mettre en bataille; mais,comptant peu sur ses allies qui compo-saient une parlie de son armee, il fitses dispositions pour combatlre seule-ment avec l’infanterie ihebaine cl laca Valerie tbessalienne, qui formaientson ailedroite. Il voulait decider la vic-toire aycc les troupes choisies qu’il com-mandait en personne et qu’il avait ran-gees sur une colonne ä laquelle il donnala forme d’un coin. De cette maniere,i! allait fondre sur les Lacedemoniensavec un seid corps extremement serreet dans Iequel etaientses meilleurssol-dats, tandis que le resle de son infan-terie devait demeurer toujours hors dela porlee du trait.

La cavalerie des Lacedemoniens oc-cupail la droite, rangee en bataille surautant de profondeur que la phalangedes hoplites, et sans qu’il y eüt de fan-tassins möles entre ces differentes trou-pes. Cpaminondas, au contraire, donlle but etait de faire un grand effort,forma ses escadrons en triangles et jetadans ieurs intervalles des soldats armesä la legere, persuade que toute la ca-valerie ennemie prendrait la fuile desque le premier rang serait renverse.Mais dans la crainte d’etre inquiete pen-dant l’action par la cavalerie des Athe-niens qui tenait la droite des ennemis,il posla la cavaiarie de son aile gauche

sur unc petite eminencc, de maniörea la surveiller.

Ces dispositions etant ainsi combi-nees, la gauche et le centre resierentcn arriere, et toute l’armee fit une con-version ä laquelle l’extremile de l’ailegauche de l’infanterie servit de pivot.Dös lors la droite de l’armee devint latöte de la colonne, et arriva precisementvers le centre de l’armee ennemie com-pose en entier de Lacedemoniens, aumoment oü la conversion ful ä peu presaux trois quarts. C’etait le point qu'Lpa-minondas avait resolu d’atlaqiter, bienconvaincu, s’il reussissail ä l’enfon-ccr, de ne plus trouver aucune resis-tance dans le resle de l’armee. Pendantcette manoeuvre, la cavalerie tbessst-lienne approcha celle des Lacedemo-niens, rangöc comme nous l’avons ditsur un ordre tres-profond. Au moyendes troupes qui la soutenaient, la cava-lerie tbessalienne l’enveloppa et la miten deroute.

On se battit des deux cötes avec uneardeur incroyable; mais la victoire nepouvait etre long-temps indecise. LesSpartiates plierent, et les Thebains,apres avoir rompu le centre, prirent lesdeux ailes a revers et culbulerent toutel’armee, comme l’avait prevu fipami-nondas. On sait que ce fut au momentde son triomphe que ce grand hommefut frappe d’un javelot dont le fer luiresta dans la poitrine, et qu’il mourutdeux heures apres, leguanl ä la posteriteses deux fidles immortelles, Leuctres etMantinee.

Avecßpaminondass’evanouitlagloiredes Thebains. Aucun general avant luin’avaitdeveloppe des connaissances mi-litaires aussi profondes. L’admiralionredouble quand on songe que ses trou-pes execulaient les manoeuvres les pluscompliquees avec une precision quedevait bien diffieüement permettre 1 ’or-