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Tome premier.
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thucydide

Puisque vous alle/ combatlrc une teilerepnblique, et qu’il en doit resulter])our nos ancßtres et pour nous-memes,d’apres les evenemens, une alternativede reputation tres-importante en bienou en mal, marchez oü l’on vous con-duira, mettant au-dessus de tout le bonordre et une sage vigilance, et execu-tant avec celerite les ordres de vos chefs.

II n’est pas de spectacle plus beau, niqui pvometle plus de sürete, que celuid’un grand corps mis en mouvementpar une seule et ine me volonte. »

Ciiap. 42. Apres avoir presente cesimportantes considerations, Archida-mus congedia l’assemblee, et fit d’a-bord partir pour Athenes un Spartiate,Meiesippe, fils de Piacrite. 11 voulaiteprouver si les Atheniens se rcläche-raienl de leurs pretenlions, en voyantdejä les ennemis en marche; mais cedepute ne put etre admisdans l’assem-blee, ni meine dans la ville. On avaitresolu de s’en tenir ä l’avis de Pericles,et de ne plus recevoir ni herauts, nidepules, des que les Lacedemoniens seseraient mis en Campagne. Ils le ren-voyerenl donc sans l’entendre, et luiprescrivirent d’etre hors des frontieresle möme jour, ajoutant que ceux quil’avaient expedie n’avaient qu’ä relour-ner che/ eux, d’oü alors ils seraientmakres d’envoyer des d6pulations äAthenes. On fit accompagnerMeiesippe,pour qu’il n’eüt de communicalion avecpersonne. Arrive sur la kontiere, etpres de quilter ses conducteurs, il diten partant ce peu de mots : « Ge joursera pour les Hellenes le cominence-ment de grands malbeurs. »

Au retour de ce depute, Archidamus,convaincu que les Atheniens etaient de-termines ä ne rien ceder, pari, et faitavancer ses troupcs vers TAttique. LesLeoticns, apres,avoir donne aux Pelo-ponuesiens une partie de leurs gens de

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pied et (oute leurcavaleric, entrerent,avec ce qui ieur restait, sur le territoirede Platee, et le ravagerent.

Ciiap. 13. Quant aux Peloponne-siens, ils etaient toujours rassemblesdans l’isthme; ils etaient en marche,et n’avaient pas encore penetre dansl’Attique, quand Pericles, fils de Xan-thippe, le premier des dix generauxchoisis par les Atheniens, bien con-vaincu qu’uue invasion les menacait,soupgonnaqu’Archidamus, qui lui elaituni par les iiens de l’hospitalite, pour-rait bien, de lui-meme et pour lui com-plaire, epargner ses terres et les preser-ver du ravage; ou bien encore, lesLacedemoniens lui ordonneraient de lemenager pour le rendre suspect ä sesconciloyens , comme ils avaient de-mande aux Atheniens l’expiation dusacrilegepour le rendre odieux. Periclesprit donc le parti de declarer ä l’as-semblee qu’il avait pour böte Archida-mus, et qu’il nedevait resulter de cetteliaison aucun inconvenienl pourletat;que si les ennemis ne ravageaient passes terres et ses maisons de Campagnecomme celles des autres, il les aban-donnerait au public, ce qui devraitecarter tout soupi;on. ll’ailleurs, il re-nouvela, dans la conjoncture, les Con-seils qu’il avait dejä donnes, de se bientenir pret ä la guerre, de retirer toutcequ’on avait ä la Campagne, d’entrerdans la ville pour la garder, au Jieud’en sortir pour combattre; de meineen bon etat la flotte, qui faisait la forcede l’etat, et de tenir en respect lesallies, observant que c’etait d’eux qu’A-tlienes tirait les richesses et les reveinissource et aliment de sa puissance, etqu’en general la prudence et de bonneslinances donnaient la superiorite dansla guerre. 11 engagea les ciloyens ä[irendre courage, eil Ieur faisant le de-tail de leurs ressources. Ils recevaient