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gerent impossible, avec leur menagantappareil, d’enlever la place de vive force,lls se disposerent donc ä l’enclore d’uneligne de contrevallation. Mais d’abord,comme la ville n’elait pas grande, ilsvoulurent essayer si, secondes par levent, ils ne pourraient pas l’incendier:car ils imaginaient tout pour s’en ren-dre maitres en epargnant la depense etles lenteurs d’un siege. On apporta doncdes fascincs, qu’on jeta, du haut de laterrasse, dans l’intervalle qui etait entrele premier mur et le mur en conslruc-tion. Cet espace ayanl ete bientöt rempliä force de bras, de la hauleur oü ilsetaient, ä l’instant, sans reläche et detous cötes, comblant du roste de la villetout l’espace qu’il pouvait embrasser,et langant une pluie de feu, de soufreet de poix, ils incendierent les fascines.Tout ä coup il s’eleva une flamme teileque personne jusqu’alors n’en avait vude pareille produite par la main deshommes: car je ne pretends point par-ier de ces incendies qui ont eu lieu surles montagnes, lorsque les arbrcs, agi-tes par des vents impelueux et froissesles uns contre les autres, ont pris feud’eux-memes et se sont enflammes.L’embrasement fut terrible. Les Pla-uens, qui avaient echappe ä tous lesautres dangers, se virent au momentd’elre consumes par les flammes. Eneilet, on ne pouvait approcher d’unegrande partie de la ville; et c’etait faitd eile, si, comme s’en flattait l’ennemi,le vent eüt pousse ces flammes. Maison dit qu’il tomba du ciel une fortepluie melee de tonnerre, qui eteignitla flamme et mit fin au danger.
Chap. 78. Les Peloponnesiens, ayantechoue dans cette nouvelle tentalive,congedierent une partie de l’armee, etoccuperenl l’autre a enceindre Plateedune ligne de contrevallation. Le tra-vail fut partage entre les soldals des dif-
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ferentes villes. On avait creuse un dou-ble fosse, l’un interieur, l’autre exte-rieur. Avec la terre des fosses on fit desbriques. L’ouvrage acheve, vers le tempsou Arcturus se leve avec le soleil, onlaissa des soldats pour en defendre lamoitie; l’autre moitie fut mise sous lagardedesBeotiens.Lestroupeslicencieesse retirerent chacune par republique.
Les Plateens, lors de la premiere at-laque, avaient transporte ä Athenes lesenfans, lesfemmes, les vieillards, tou-tes les bouches inutiles; quatre centshommes restaient pour souten ir lesiege; quatre-vingts Alheniens etaientavec eux, et cent dix femmes pour fairele pain. Tous les autres, soit libres,soit esclaves, etaient sortis de la ville.Tels furcnl les apprets du siege de PI atee.
Chap. 79. Le meine ete, et pcndantque ce siege avait lieu, Athenes, avecdeux cents hoplites de sa nation et deuxCents cavaliers, marcha contre les Chal-cidiens de l’fipithrace et contre les Bot-tieens, comme le ble montait en epis.Xenophon, fils d’Euripide, les cotn-mandait, lui troisieme. Arrive pres deSpartole laBottique, ils en ravagerentles bles. On avait lieu de croire que laplace se rendrait par les manoeuvres dequelques habitans; mais ceux de la fac-tion contraire avaient pris les devanset deputö vers Olynthe; bienlöt arrive-rent ä la defense de Spartole des hopli-tes et autres. Les Atheniens, voyantdefder ces troupes de Spartole, se dis-poserent au combat sous les mursmemes de la ville. Les hoplites chalci-diens, et quelques auxiliaires avec eux,furent baltus, et se retirerent dans laplace; mais les cavaliers et psiles chal-cidiens, qui avaient avec eux quelquespeltastes de la Cruside, battirent les ca-valiers et psiles atheniens. L’action avaitä peine cesse, quand survint d’Olynlheun nouveau rcnfort de peltastes, A leur