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Tome premier.
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474 THücrDiDE

est impossible de vous unir ä nous,mnisqu’altendu votre bien veillance pournotre republique, vous eles en droit denous refuser sans avoir ä craindre denotre part aucun ressentiment; si vousdites que la liberte ne vous parait pasexempte de danger; qu’ä present il estjuste de l’offnr ä ceux qui peuvent l’ac-cepter, mais non de forcer personne ä larecevoir malgre soi; je prendrai ä te-moin les dietix et les höros de ce pays,que, venu pour faire du bien, je n’ai puvous persuader; et, par le ravage devotre territoire, je saurai vous con-traindre d’etres Iibres. Je ne croirai plusalors commettre une injustice, et l’e-quite de ma conduite sera fondee surdeux motifs irresistibles : l’intdröt deLaeedemone, qui ne doit pas, avec toutevotre preftendue bienveillance, voir vosrichesses, si vous refusez son alliance,portees en tributaux Atheniens pour luinuire; l’inleröt commun des Hellenes,qui ne doivent pas trouver en vous unobstacle ä leur affranchissement. Cetobstacle, nous ne pourrions raisonna-blement le lolerer. H est bien vrai quenous ne devons affranchir personne parla force, ä moins que 1 ’iiliIitegeneralene le commande; mais, comme nousn’avons point de pretention ä l’empire,et que toute notre ambition se borne äcontenir cel le des autres, ceserai t de notrepari uneeclalante injustice, si, voulantprocurer ä lous les Hellenes le privilegede segouverner par leurs lois, nouslais-sions impunie votre Opposition ä ce no-ble projet. Consultez donc lä-dessus vosveiiiables interöts : soyez les premiersd’entre les Hellenes ä ressaisir la libertS;assurez-vous une gloire imperissable;ä l’avantage de vous garantir d’un dom-mage personnel, joignez l’honneur dedonner ä votre vil le le plus beau des titres,le titre de ville independante et iibre. »Chap. 88.Teüesfurent les importantes

, tIV. 1 Y.

considdrations que prdsenta Brasidas. Le»citoyens d’Achante delibdrerenl pour etconlre sa proposition, et en vinrent auxsuffrages, qu’ils donnerent secrelement.Comme Brasidas avait apporfe des rai-sons persuasives, et qu’ils craignaientpour leurs recoltes, la plupart furentd’avis d’abandonner le parti d’Athenes.lls exigörent de ce general le sermentqu’avaient fait, en l’envoyant, lesma-gistrats de Lacdddmone, de laisser vivresous leurs propres lois ceux qu’il rece-vrait dans l’alliance de sa patrie. A cettecondition, ils laisserent en trer son armee,Peu detempsapres, Stagyre, autrccolo-nie d’Andros, imita cette defection. Cesevdnemens se passerent pcndant l’ete.

Chap. 89. Des le commencementdel’hiver suivant, certaincs places de laBeotie devaient etrc livrees aux gdnd-raux atbeniens Hippocrate et Demos-thene: l’un, avec la flotte, se seraitrendu ä Syphes; l’autre, ä Delium. Maison se trompa sur les jours oü il fallaitque les deux generaux se missen! enCampagne. Demosthene aborda le pre*mier a Syphes, et ne reussit point, quoi-qu’il eüt sur sa flotte les Acarnanes etbeaucoup d’allids du voisinage : le pro-jet avait ete decouvert par un Phoceende Phanolee, nomme Nicomaque, quil’avait communique aux Lacedemoniens, et ceux-ci en avaient donne con-naissance aux Beotiens. 11 vint des se-cours de toute la Beotie; Hippocrate,n’y etant point encore, ne donnail pointd’inquielude : les Beotiens prirent lesdevans, en occupant Syphes et Che-ronee. Ceux qui elaient du complot,le voyanl manque, n’exciterent aacunmouvement dans la ville.

Chap. 90. Hippocrate avait fait pren-dre les armes ä lous les Atheniens sansexception, aux meteques eux-mSmes,et aux etrangers qui se trouvaient dans

la ville; il aniva ä Delium aprcs Döraos*