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Tome premier.
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THUCYDIDE

tiers de la cavalerie avait etc ränge a IPolichna, situee sur l’Olympium, pour !empecher les Albaniens de sortir dePlemmyi'ium etd’infesterle pays. Nicias’ignorail pas que le reste des vaisseaux jle Corinthe arrivait; ilenvoyavingtvais-jeaux ä la decou verte, avec ordre de semettre en Station dans les parages desUtcriens et de Rhegium, et aux abordsde la Sicile.

Chap. 5. Cependant Gylippe bälis-sait la muraille qui traversait Epipoles,des pierres memes que les Atheniens yavaient amassees pour leurs propres ou-vrages. En meme ternps il amenait endehors des fortifications les troupes deSyracuse et des allies, et les mettait enordre de bataille. Les Atheniens, de leurcöte, se rangeaienl en presence. QuandGylippe crut le moment favorable, ileommew;a l’altaque. On en vint auxmains, et l’affaire se passa dans l’inter-valledes retranchemens; ce qui rendaitinutile la cavalerie de Syracuse et desallies. Les Syracusains, vaincus, enle-verent leurs morls par accord. Les Athe-niens dresserent un trophee. Gylippeassembla ses troupes, et leur representaque ce n’etait point ä elles-mßmes, maisäluiseul qu’il fallait imputer leur mal-heur; qu’en les mettant en bataille äl’etroit dans l’espace qui separait les re-tranchemens, il s’dlait öle l’usage de lacavalerie et des gens de trait. 11 leur an-nonca qu’il allait de nouveau les meneräl’ennemi. 11 lesinvitaitäse mettre biendansl’esprit qu’elles ne seraient pas in-ferieures en forces; quant aux disposi-tionsdel’äme, il leur serait impardon-nable, ä eux Peloponnesiens et Doriens,de se croire incapables de vaincre et dechasser de leur pays des Ioniens, des in-sulaires, le rebut des nations.

Cuap. 6. Le moment arrivd, il lesroena de nouveau ä l’ennemi. Nicias etles Albaniens pehsaient de lern cöle que,

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quand möme ils ne voudraient pas en-gager l’action, ils nepouvaient d’un oeiltranquille voir s’elever et s’aehever lacontrevallation de l’ennemi. En effet, i)s’en fallait de peu qu’elle ne depassätleurs travaux, etsiellevenaitälesexce-der, ce serait la meme cbose pour eux devaincre dans une suite de combatssanscesse repetes, ou de ne pas combattre dutont. Les troupes d’Athenes s’avancerentdonc ä la rencontre de Gylippe. Celui-ci,avant d’attaquer, conduisit les hoplitesplus en avant des tranchees que la pre-miere fois; il disposa la cavalerie et lesgens de traitdemanierea prendreen flancles Atheniens, et les posla dans un lieuspacieux, ä l’endroit oü se terminaientles retranchemens des dcux armees. Lacavalerie, pendant l’action, fondit surl’aile gauche des Atbeniens, qui lui etaitopposee, et la mit en fuite. Par suite decette manoeuvre, le reste de l’armee,battu, se retira en desordre dans seslignes. Les Syracusains eurem le temps,la nuit suivante, et d’elever leur muraillepres de celle des Atheniens, et de la pro-longer au-delä, en sorte qu’ils n’avaientplus ä redouter de la part de l’en-nemi aucun empechement, et qu’ils luiötaienl absolument le moyen de lesrenfermer, meme en gagnant une ba-taille.

Chap. 7. Le reste des vaisseaux deCorinthe, d’Ampracie et de Leucade, aunombre de douze, arriva sans avoir eterencontre par les vaisseaux d’observationd’Alhenes. firasinidas de Corinthe les•jommandait. Ilsaiderent les Syracusainsä conduire leurs retranchemens jusqu’aumur transversal. Gylippe partit dans ledessein de lever, dans les autres partiesde la Sicile, des troupes de terre et demer, et d’engager dans la federation desvilles qui n’avaient encore montre quepeu de z«le, ou qui meme n’avaien,voulu prendre aucune nart ä la guerr».