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Tome premier.
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40*2 TnuCVDTDE

d’empecher l’ennemi de fuir, el glo-lieux ä chacun des combaltans d’ajou-tci par la victoire ä la puissance de sor.pays. Les generaux, de pavt et d’autre,voyaient-ils un vaisseau conlraint deramer par la proue, ils appelaient lotriörarque par son nom : les Athenionslui demandaient s’il aimait donc mieuxune lerre couvertc de ses plus cruelsennemis, que la mer, dont il avaitacquis l’empire au prix de tant de tra-vaux; les Syracusains, s’il fuirait de-vant ces Atheniens, qu’il savait impa-tiens de fuir ä tout prix, s’il fuiraitdevant des fuyards.

Chap. 71. Les deux armees de terre,ä l’aspect de cette lütte, dont les avan-tages etaient balances, engageaient entreelles comme une lutte d’anxiete : lesSiciliens, jaloux d’acquerir encore plusde gloire; les Atheniens, agresseurs,dans la crainte de plus grands revers :les vaisseaux portant loule leur forlune,on ne peut exprimer combien ils redou-taient l’avenir. A cause de l’inegalile duterrain, le combat leur offrait necessai-rement des scenes opposees : les con-templant ä peu de distance, lous nepouvaient regarder au meme cndroitä la fois. Ceux qui voyaient leur partivictorieux, prenaient courage, et sup-pliaient les dieux de les sauver. Les re-gards des autres se porlaient oü l’onavait du desavanlage : ils criaient, ilssanglolaient; et, d’apres ce qui frap-pait leurs ycux, ils etaient plus con-slernes que ceux qui se trouvaient aufort de l’action. D’autres, ä la vue d’uncombat naval dont les chances sem-blaient egales ä cause de la Prolongationd’une lutte dont la crise n’arrivait pas,suivaient, exprimaient tous, des mou-vemens de leurs corps, l’anxiele deleurs ämes : en effet, ils etaient aumoment de se sauver ou de perir. Tantque la victoire se disputqit, ce n’elail,

, LTV. VII.

• dans l’armce athenienne, que lamen-! tations; on entendait ces cris : iVowsI sommes vainqueurs ! nom sommes vuin-! ms! et toutes sortes d’exclamalions; qu’en un grand danger doivent faire’ enlendre de nombreux combattans. On. etail ä peu pres dans la rnötne agita-| tion sur les vaisseaux, quand enfin lesI Syracusains et leurs allies prirent unesuperiorile decidee, mirent les Athe-niens en fuite, lespresserent vivement,et les poursuivirent ä grands cris versle rivage. Les guerriers de la flotte quine furent pas faits prisonniers en mer,prirent terre oü ils purent, et rogagne-rent le camp. L’armee de terre n’elaiti plus parlagee entre des senlimens di-vers : lous egalement, lous se lamen-taient, gemissaient. Les uns couraientä la defense des vaisseaux; les autresä ce qui reslait de retranchemcns; d’au-tres , et cY'tait le plus grand nombre,ne voyant plus qu’eux, ne songeaientqu’aux moyens de se sauver : la con-sternation etait ä son comble : ils souf-fraient les maux qu’ils avaient laitsaux Lacedemoniens a Pylos. En effet,ceux-ci, opres avoir perdu leur flotteavaient perdu aussi los guerriers passesdans Sphacterie : de meine alors, lesi Atheniens desesperaient de se sauverpar terre, a moins d’un miracle.

Ciiap. 72. Apres une bataille navalesi opiniälre, oü, des deux cötes, peri-rent tant d’hommes et de vaisseaux, lesvainqueurs, Syracusains et allies, re-cueillirent les morts et les debris deleurs navires, retournerent ä la ville, etdresserent un trophee. Les Atheniens,abaltus de l’exces de leurs maux, nesongeaient pas meme ä reclamer leursmorts et les debris de leur flotte : ilsne pensaient qu’ä faire retraite des lanuit. Demoslhene vint trouver Nicias,et lui proposa de couvrir de troupes lereste des bätimens, et de forcer, s’il