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Tome premier.
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422 THIJCVDIDE,

dilions suivanles : Toutes les contreeset les villes qui appartiennent au roi,»u qui ont apparlenu ä son pere ou äses ancfitres, ne seront exposees a laguerre ni ä aucun dommage de la partdes Laeedemoniens ni des allies de La-cedemone. Les Laeedemoniens ni lesallies des Laeedemoniens ne pourrontlever sur ces villes aucun tribut. Le roiParius, ni ceux ä qui ce roi commande,ne se dirigeront sur les terres de la La-conie ou de leurs allies, soil pour leurfaire la guerre, soit pour leur causer undommage quelconque. Si quelque de-mande est faile au roi par Lacedemoneet ses allies, ou par le roi ä Lacedemoneet ses allies, et qu’ils parviennent ä l’ob-tenir les uns des aulres, ce qu’ils ferontsera bien fail. Ils uniront leurs armescontro Athenes et ses allies. S’ils con-cluent la paix, ce ne sera non plus qu’encommun. Toute armee qui se trouverasur les terres du roi, et qu’il aura man-dee, sera entretenue aux frais du roi. Siquelqu’une des villes qui ont un traiteavec le roi marchait bostilement sur lesterres de ce prince, les autres s’oppose-raient ä cette entreprise, et defendraientle roi de toute leur puissance. Dans lecasoü une ville comprise dans les elatsdu grand roi, ou soumise ä sa domi-nation, tenterait une irruption contreLacedemone, ou contre ses allies, le rois’y opposerait et la defendrail de toutesa puissance. »

Chap. 58. Apres cet accord, Thera-meneremil la flotteä Astyochus, montasur un bäliment leger et disparut. Quantä l’armfe des Albeniens, eile venait depasser de Lesbos dans l’ile de Chios :maitres de la lerre et de la mer, ils envi-ronnerent d’un mur Delphinium, placed’ailleurs forte du cölödela terrc, mu-nie de ports, et peu eloignee de la villede Cliios. Les habitans de l’ile, affligesdu malheur conslant de leurs armes,

uv. VIII.

d’ailleurs peu d’accord entreeux, voyanten outre que Pedarite venait de punir dela peine capilale Tydee, fils d’lon, etceux de son parti qui tenaient pour Athe-nes, et que le teste de la ville se trou-vait asservi par une veritable Oligarchie,se tenaient dans l’inaction, livresä desdefiances reciproques : ni eux, par tou-tes ces raisons, ni lestroupesauxiliairesde Pedarite, ne pouvaient evidemmentinspirer une grande confiance. On en-voya loutefois ä Milet reclamer l’assis-tance d’Astyochus; et, sur son refus,Pedarite fit passer des plainles ä Lace-demone. Telle etait la position des Athe-niens dans l’ile de Chios. Leur flotte deSamos alla en course contre celle de Mi-let ; mais, comme on n’avangait pas äsa rencontre, eile se retira et demeuratranquille ä Samos.

Ciiap. 59. Les Laeedemoniens, ä lasollicitation de Calligite de Megäre etde Timagoras de Cyzique, avaient ap-pareille une flotte qu’ils destinaient äPharnabaze : ellesortit ce mömehiverdu Peloponnese, forte de vingt-septvoiles, et prit, aux approches du sol-stice, la route d’Ionie : Anlislhene deSparte la commandait. Onze Spartiatesfurent dcpeches ä cette occasion pouraller servir de conseil ä Astyochus. L’und’eux etait Lichas, fils d’Arcesilas. Ilsavaient ordre, ä leur arrivee ä Milet,de (ravailler en commun ä mettre tou-tes les affaires dans le meilleur ctat;d’envoyer, s’ils le jugeaient ä propos,ä Pharnabaze, dans l’IIellespont, oucette m6me flotte qu’ils montaient, ouun nombre plusou moins grand devais-seaux, et de mettre ä la töte de cetteexpedition Clearque, fils de Rham-pbias, qui partait avec eux. Comme lesletlres de Pedarite avaient rendu sus-pect Astyochus, los onze avaient le pou-voir de lui 61er, s’ils le jugeaient ä pro-pos, le commandement de la flotte, et